‹ Les romances du CidChapitre 129 sur 132 · DERNIERS VERS D'ANDRÉ CHÉNIER · texte numérisé non relu

DERNIERS VERS D'ANDRÉ CHÉNIER

7 thermidor an n (1794)-

« Gomme un dernier rayon, comme un dernier zéphire

Anime la fin d'un beau jour, Au pied de l'échafaud j'essaie encor ma lyre.

Peut-être est-ce bientôt mon tour.

Peut-être avant que l'heure en cercle promenée

Ait posé sur l'émail brillant ,

Dans les soixante pas où sa route est bornée,

Son pied sonore et vigilant , T^e sommeil du tombeau pressera ma paupière;

Avant que de ses deux moitiés Ce vers que je commence ait atteint la dernière,

Peut-être en ces murs effrayés Le messager de mort , noir recruteur des ombres ,

Escorté d'infâmes soldats , Remplira de mon nom ces longs corridors sombres. »

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