‹ Les romances du CidChapitre 27 sur 132 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Je reste son auxiliaire :

Etre fidèle à son serment, C'est la religion première. »

Voilà qu'un combat j^énéral Devant Saragosse s'engage.

Don Sanche donne le signal, Et le Cid donne l'avantage...

De retour à Valladolid, Payant bien sa valeur charmée , Le roi vint embrasser le Cid, Devant les regards de l'armée.

Et soudain, parmi les clameurs, Du Cid honorant les bannières , Surviennent les ambassadeurs Des souverains, ses tributaires.

Ils amenaient deux cents chevaux , Et pour Chimène des tuniques, Et mille tissus des plus beaux , Et deux opales magnifiques.

Allez , dit le Cid s'inclinant , Qu'à mon roi tout cela se donne.

« Mon Cid n'est pas roi , dit Fernand ; Mais il mérite une couronne.

Je lui dois tout. » Surpris, émus.

Les Maures, lents à disparaître, Ne savaient qui vant^' le plus D'un tel vassal , ou d'un tel maître.

« Gloire, victoire!

Victoire , gloire !

Sonnez , clairons.

Force intrépide !

Le Gid nous guide , Et nous vaincrons.

Ghrétiens d'Espagne , Dans sa campagne Doublons d'essor.

Pas une entrave Avec le brave Campéador !

Sur mille terres, Des cimeterres Bravant les coups , Par-tout il brille ; Parfois il pille, Mais c'est pour nous.

Trop magnifique, Loin qu'il s'applique D'avares droits.

Il nous festine;

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