‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 12 sur 83 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BEHGAMIN.

Est-il bétel Mais je connais ce qui te fait perdre la tête.

Mouvement d'effroi de Percinet et do Sylvette.

Tu viens lire en cachette !

Il prsnd le livre qui sort de la poche de Percinet, et regarde le dos.

Et du théâtre!...

Il l'ouvre et le laisse tomber avec horreur.

En vcrsl Des vers!... Voilà pourquoi, la cervelle à l'envers, Vous rêvez, vous errez, évitant les approches. Pourquoi vous me venez parler d'aristoloches. Et pourquoi vous voyez des yeux bleus à ce muri Un mur n'a pas besoin d'être joh, — mais sûrl Je vais faire enlever toutes ces choses vertes Qui pourraient nous cacher quelques brèches ouvertes, El, pour mieux nous garder d'un voisin insolent, Reraaçonner ce pan, bâtir un b^au mur blanc, Bien blanc, bien net, bien propre; au lieu... d'aristoloches, Le garnir, dans le plâtre ayant fait des encoches, De tessons de bouteille au tranchant acéré Qu'on verra s'en aller en bataillon serré...

PERCINET

Oh! grâce 1

BERGAMIN

Pas de grâce!... Ainsi je le décrète!

Tout le long, tout le long, tout le long de la crête !

SYLVETTE et PERCINET, consternés.

Oh!

BERGAMIN, s'asseyant sur Id banc.

Çà, causons!

Il se relève et s'éloigne du mur avec un air soupçonneux.

Mais, hum!... les murs, s'ils n'ont pas d'yeux, Ont des oreilles!

Il fait le mouvement de monter sur le banc. Effroi de Percinet. Au bru i. Sylvette se fait toute petite derrière le mur, mais Bergamin renon>e, après une grimace que lui arrache quelque vieille couleur, et fait signe à son fils de monter à sa place, et de regarder.

Vais si quelque curieux...

PERCINET, grimpant lestement sur le banc et se penchant au-dessus du mur bas à Sylvette, qui aussitôt s'est redressée.

A ce soiri

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