‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 39 sur 83 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BERGAMIN

Ce dont je me doutais, maintenant j'en suis sûri

PASQUINOT.

Quoi?

BERGAMIN

Le mur le flattait.

rASQUINOT.

Tu perds beaucoup sans mur.

BEE GAMIN

De te voir tous les jours tu calmas mon enviel

PASQUINOT, éclatant.

Depuis un mois. Monsieur, ce n'est plus une viel

BERGAMIN, très digne.

C'est bien, Monsieur, c'est bien. Ce que nous avons fait, Ce n'était pas pour nous, n'est-ce pas?

PASQUINOT.

En effet I

BERGAMIN

C'était pour nos enfants I...

PASQUINOT, convaincu.

Pour nos enfants, oui, cerlc !..

Souffrons donc en silence, et supportons la perte De notre liberté, sans soucis apparents.

BERGAMIN

Car, se sacrifier, c'est le sort des parents!

Sylvette et Percinet paraissent k gauche, au fond, entre les arbres, et traversent lentement la scène, enlacés, avec des gestes d'exaltés.

PASQUINOT.

Chut 1 voici les Amants !

BERGAMIN, les regardant.

Voyez-moi cette pose !... Semblent-ils pas marcher dans une apothéose?

Page 1