‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 51 sur 83 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PERCINET

C'est de là que, presque évanouie, Vous me vîtes combattre, ainsi qu'un Amadis, Ces trente spadassins...

Mais non, ils étaient dix.

PERCINET, se rapprochant.

Chère, mais qu'avez-vous ? Mais quoi donc vous attrisic*? Ces yeux, où du saphir fond dans de l'améthyste, Ils semblent obscurcis par quelque ennui, ces yeux?

SYLVETTE, à part.

Son langage est parfois un peu prétentieux.

PERCINLT.

Ahl tenez, je comprends tout ce qu'en vous suscite De regrets attendris, cet adorable site!... Vous pleurez le vieux mur aux feuillages grimpeurs, Témoin de nos espoirs, jadis, et de nos peurs; Mais il n'est pas détruit, la gloire le couronne... Est-ce qu'il est détruit, le balcon de Vérone?...

SYLVETTE, impatienté».

Ah!

PERCINET

Ne jaisse-t-il pas, dans un vent toujours frais, ^ Ce balcon toujours blanc, tremble^ sans lin, auprès D'un grenadier jamais défleuri, son échelle InusaMe, que dore une aurore immortelle?

SYLVETTE.

Oh!

PERCINET, de plus en plus lyrique

L'éternel duo fait Téternel décor 1 C'est pourquoi, démoli, le mur se dresse encor, Sur lequel a poussé, folle pariétaire, Notre amour merveilleuse...

SYLVETTE, à part.

Il ne va pas se taire !

PERCINET, avec un sourire plein de promesses.

Mais le vœu fut par vous tout à l'heure exprimé De voir sur notre histoire un poème rimé... Donc, ce poème...

Page 1