‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 6 sur 83 · SYL\ ETTE · texte numérisé non relu

SYL\ ETTE

Mais jamais de la vie !

Elle saute du banc et s'éloigna.

PERCINET

Vous m'aimez cependant!

SYLVETTE.

Qu.e dit-il?

Chère enfanl, Je dis ce dont encor votre cœur se défend, Mais ce dont plus longtemps douter serait un leurre! Je dis... ce que vous-même avez dit tout à l'heure, Oui, vous-même, Sylvette, en comparant ainsi Les Amants de Vérone aux deux enfants d'ici.

SYLVETTE.

Je n'ai pas comparé i...

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PlilUCINtT.

Si!... Mon père et ton père A ceux de Juliette et de Roméo, chère! C'est poujtjuoi Juliette et Roméo c'est nous, Et c'est pourquoi nous nous aimons comme des fous! Et je brave à la fois, malgré leur haine aiguc, Pasquinol-Capulet, Bergamin-Montaiguë I

SYLVETTE, se rapprochant un peu du mur.

Alors, nous nous aimons? Mais, Monsieur Percinet, Comment ça s'est-il fait si vite?...

PERQNET.

L'amour naît, On ne sait pas comment, pourquoi, quand il doit naître. Je vous voyais souvent passer de ma fenêtre...

SYLVETTE.

Moi de môme...

PERCINET

Et nos yeux causaient en tapinois.

SYLVETTE.

Un jour, là, près du mur, je ramassais des noix, Par hasard...

PERCLXET.

Par hasard, 16, je lisais Shakespeare; Et — pour unir deux cœurs vois comme tout conspire.

SYLVETTE.

Le vent fit envoler, psstl... chez vous, mon ruban!

PERCINET

Pour le rendre, aussitôt, je grimpai sur le banc...

SYLVETTE, grimpant.

Je grimpai sur le banc...

PERCINET

Et depuis lors, petite.

Chaque jour je t'attends, et chaque jour plus vite Cal mon cœur lorsqu'enfin monte, signal boni! Là, derrière le mur, ton doux rire de nid,

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