ACTE TROISIEME
Quels salins? Quels velours?
PERCINET, vivement.
Oh! rien, rien, rien, — des loques.
Oh ! jeune fille, enfant, mousseline est ton nom 1 Oh! que j'aime ce voile frais!...
SYLVETTE.
C'est du linon.
PERCINET, s'agenouillant.
Je l'aime et suis tremblant que mon baiser le souille, Car ce voile devant lequel je m'agenouille...
Ce léger linon Qui vous emmitoufle , Mais à la façon D'un souffle;
Ce linon léger Dont la candeur frôle A le voltiger Dune aile;
Ce léger linon, Assez diaphane Pour qu'un seul rayon Le fane;
Ce linon, léger Comme un fil de berge Que fait voyager La Vierge ;
Ce léger linon, C'est votre pensée Que les choses n'ont Froissée 1
Ce linon léger, C'est, neigeuse flam ne Qu'un rien fait bouger, Votre âme I
Ce léger linon, Ce linon que j'aime, Ce n'est rien sinon Vous-même 1