‹ Les romans de la Table ronde nouvellement rédigésChapitre 13 sur 100 · JEUX DE MERLIN · texte numérisé non relu

JEUX DE MERLIN

disparut , bien avant que les messagers fussent revenus de leur surprise .

Ils

retournèrent en grande hâte

à la

cour

et

contèrent au roi

ce

que

le

vilain leur avait dit

J'irai donc chercher

le

devin

décida Uter Pendragon

Ainsi vint

avec eux dans

la

forêt

de

Northumberland

Elle était grande

haute

et

délicieuse

errer

Le roi

et

ses gens chevauchèrent longtemps

travers feuilles

et

buissons

Enfin

ils

parvinrent

une clairière où un pauvre berger contrefait gardait

un

troupeau

de

moutons

- Qui

es tu ?

lui demandèrent

ils .

Je

suis

un homme qui n'a dit qu'un roi

le

viendrait aujourd'hui chercher

au

bois

Et , si

le

roi venait

saurais bien

le

mener

celui qu'il va quérant

Et ne nous pourrais

tu

conduire

lui

- Nenni

répondit

le

berger

, ni

pour

or ni

pour argent

car

on

ne le

trouve que lorsque lui-

même

consent

Je

suis

le

roi

dit Uter Pendragon

Et moi

, je

suis Merlin

le

berger

Le roi demanda

ses compagnons s'ils recon-

naissaient Merlin

bien qu'ils

ne

l'eussent pas

vu

depuis longtemps

Pour toute réponse

ils

se

mirent

rire

mais

dans

le

même instant

trouvèrent devant eux

le

jeune enfant qui avait expliqué au roi Vortiger

la

signification du combat des dragons

Et

ainsi l'on connut que

MERLIN L'ENCHANTEUR

Merlin avait le pouvoir de prendre telle semblance qui lui plût .

Le roi lui

fit

de

grandes amitiés

et

voulut l'emmener

sa

cour

mais

refusa pour

ce

qu'il savait bien que les barons seraient tôt jaloux

de

son crédit

car

était très sage

Pourtant

assura

le

roi qu'il l'aimait tendrement

et

qu'il veillerait toujours sur son honneur

intérêts

En effet

grâce

lui

Uter vainquit les Saines

païens très méchants qui

ne

croyaient pas

la

Trinité

ni à

Jésus Christ qui pour nous souffrit

Après

la

bataille

on

enterra les corps des chrétiens

Merlin

fit

venir d'Irlande

par son art

certaines longues

et

grosses pierres que nul homme n'aurait pu soulever par force

ni

par engin

dressa parce qu'elles étaient plus belles droites que gisant

Ainsi fut fait

le

cimetière de Salisbury que l'on voit encore

et

que l'on verra tant que

le

monde durera

Après

victoire

, le

roi

fit

annoncer dans tout son royaume qu'il tiendrait régulièrement

sa

cour

Carduel en Galles

tous les ans

, à la

Noël

, à la

Pentecôte

et à la

Toussaint

et

que

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