‹ Les romans de la Table ronde nouvellement rédigésChapitre 83 sur 100 · LA FEMME DE PHARIEN · texte numérisé non relu

LA FEMME DE PHARIEN

Le lendemain , Pharien eut peur que Claudas

ne le

fît

tuer

aussi vint

le

trouver

, et

lui dit

- Sire

, je

suis votre homme lige

et

vous me devez justice

Un de vos chevaliers me trahit

avec ma femme

et je

l'ai surpris une fois

- Quel est ce chevalier

- Sire

, je

ne

sais

car ma femme

ne le

veut nommer

mais elle m'a dit qu'il est des vôtres

Donnez

moi conseil comme mon seigneur

- Certes

fit

Claudas pour l'éprouver

votre place

je

tuerais

ce

traître

Pharien

dit mot

et le

roi crut qu'il

ne

savait rien

dont

fut rassuré

Mais

le

sénéchal revint

son château

, et là ,

enferma

sa

femme dans

une tour

sans autre compagnie que d'une vieille qui lui apportait

boire

et à

manger

Un soir

, la

dame trouva moyen

de

parler par une fenêtre

un valet qui était de ses cousins

et le

chargea d'aller avertir

le

roi

de

qu'elle

souffrait

Claudas envoya aussitôt un écuyer dire

Pharien qu'il viendrait dîner chez lui

fallut bien que

le

sénéchal

fît

sortir

de

la

tour pour recevoir son seigneur

lui commanda

de

s'habiller richement

puis

alla audevant du roi

et

lui fit fête

Mais

après

le

dîner

, la

dame révéla

au

roi

pour

se

venger

que son mari gardait depuis plus de trois ans

dans un de ses châteaux

les fils du roi Bohor de Gannes

sa

grande surprise

Claudas

ne

s'en courrouça nullement

MERLIN L'ENCHANTEUR - Rendez - moi les enfants , dit -il seulement

au sénéchal ; je vous jurerai sur les reliques que je les garderai sains et saufs , et que je leur restituerai leur héritage , quand

ils

seront

en

âge

d'être chevaliers

, et

aussi

le

royaume

de

Benoïc qui doit être leur

puisque j'ai ouï dire que

le

fils du roi Ban est mort

est grand temps que

je

pense

sauver mon âme

Aussi bien

, je

n'ai dépouillé leur père que parce qu'il

ne

voulait me rendre hommage

ses enfants seront mes hommes liges

Et

fit

apporter les saints

et

jura devant tous

ses barons que jamais les fils

de

Bohorn'auraient nul mal

de

par lui

mais qu'il leur conserverait leur terre jusqu'à

ce

qu'ils fussent capables

de

la

tenir

Après quoi

les remit

garde

Pharien

et à

un neveu de celui

nommé Lambègue

Seulement

peu après

les

enfermer tous quatre

en la

tour de Gannes

Tel était

le

roi Claudas

C'était

le

plus inquiet

plus secret

et le

plus retors prince du monde

le

moins généreux aussi

jamais

ne

fit

un cadeau que lorsqu'il n'y avait pas moyen d'agir

autrement

Ses façons étaient fières

était de

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