‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparés d'après les textes manuscrits les plus anciens, les publications latines, flamanades, allemandes et françaises; précédes de renseignements généraux et accompagnés de notes et d'éclaircissements philologiques et littéraires;Chapitre 32 sur 84 · V. 15300. Encore metra à malaise · texte numérisé non relu

V. 15300. Encore metra à malaise

Mon seignor Ysengrin le Leu Se il en puet venir en leu :

Or se gart bien Dant Ysengrin Et Rooniax et Tieceiin,

' Us enlevèrent les habits à Renarù

Braiant H Tors, Tybert le Cbat ;

Se Renart sot onques barat

Il lor fera, que que il tarde,

Tel saut dont ne se prendront garde.

Malgré quelques longueurs, le rqcit et les dialogues de cette branche sont vifs et bien faits. La branche parait isolée et tout-à-fait indépendante des autres ; elle présente un tout complet et à part. Aussi aucune phrase ne la lie aux branches précédentes, bien que celles-ci ne soient pas non plus désavouées ni contredites nulle part. Les tours déjà connus de Renart, sont ici racontés assez longuement, ce qui serait une singulière répétition si cette branche n'avait pas fait primitivement un poëme à part.

Seulement 9 depuis le combat en champ clos entre Ysengrin et Renart, tout est nouveau et appartient exclusivement à cette branche. Puisqu'on y trouve non seulement des aventures racontées dans les branches précédentes, mais encore des allusions à des sujets qui se reproduisent dans des branches suivantes, tels que Renart médecin, Rooniax au piège, etc. , sa place n'a pu être fixée ici suivant aucun ordre chronologique de composition.

Dans Tun des manuscrits cette branche est

terminée par ces mots : Ici faut le romanz de Renart.

Il n'y a pas mal de variantes à cette branche.

C'est de l'Ours et de Renart et dou vilain Lié' mr£. (V. 16309-17870; 2562 V.)

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