Incide jucunde, laetus adhisco tibL
Le renard, pour échapper au danger, se met en frais de paroles , fait sonner sa parenté , et
de Reinfuirt Fueh$y et que M. Mone en ait publié un autre dans le Morgenhlatt fur gelnldeU StandCj 1831, que nous recommandons , et auquel nous nous plaisons à renvoyer nos lecteurs.
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promet au loup le jambon qu'ils voient porter par un paysan non loin d'eux. Isengrim lâche en effet Renart , et celui-ci fait tant courir le paysan qu'il pose son jambon pour mieux l'attraper; alors Isengrim dévore le jambon sans rien laisser pour le renard , sinon l'attache qui servait à le suspendre.
V. 387. Sume> tua haec pars est, et die socialiter actum Non alii leviter, sed tibi tanta datnr. Patrue, quaestor ait, cui competit, iilius estol Hic aiiquid pejus quam nibil esse puto.
Isengrim est censé religieux^ et Renart laïque,
V. 627. Voverat hoc anno claustraiis séria vitae. (Reinardo laicos inter habente suam.)
Renart en profite à la prochaine rencontre pour persuader à Isengrim de ne pas manger de viande, mais d'aller prendre des poissons. Renart lui fait plonger la queue dans l'eau d'un vivier, et lui conseUle de ne pas se charger du gros poisson, mais de se contenter des petits. L'eau gèle, et la queue du loup est prise dans la glace ; le renard s'en va prendre le coq d'un prêtre, et attire ceux qui le poursuivent du côté où se trouve le loup ; on assomme celui-ci de coups; mais Aldrade, la femme du prêtre dont Renart a pris le coq , voulant asséner un coup
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de hache sur la tête d'Isengrini, par mégai*de, lui coupe seulement la queue (vers 1071). Le loup échappe alors fort maltraité (v. 1230), et joint Renart, qu'il accuse d*abord ; mais Renart, feignant de compatir à ses maux, s'excuse de son mieux, et cherche à faire comprendre à Isengrim tous les avantages qu'offre une queue courte. Renart médite cependant d'autres vengeances encore (v. 1341); il informe Isengrim d'une discussion, survenue entre quatre béliers pour le partage d'un champ, et lui conseille de s'offrir en qualité d'arpenteur et d'arbitre : les quatre béliers , Joseph , Belin , Golvarien et Bernard, portant deux, quatre, six, huit cornes, acceptent la proposition du loup (v. 1369). On se montre les dents, et Isengrim « se fiant aux siennes, ne s'inquiète que peu des coiiies; Isengrim exige en salaire la peau des béliers, telle qu'il prétend qu'elle a été fournie d'habitude à son père. £u attendant, il se place au milieu du champ ; les quatre béliers vigoureux accourent des quatre côtés, et lui enfoncent impitoyablement les cornes dans le corps.