V. 96. Gdui jour coyiot dévier
Joie et solas des trois larrons Qui sour le Conte à espérons Vinrent poignant plus que le pas.
Là endroit eut un félon cas, Où orguis Tint et feillonie, y. lUO. Mesdis qui o li eut envie, Ne feri mie à gabelésy * Quant en poi d'eure font les es Del escu au lûm voler £n pieches, celui revierser Qui aine puis ne fu oo cbeyal.
L*écu au lion est celui des comtes de Flandre. Robert !•■*, mort en 1093, porta déjà quelquefois le lion en son écu; depuis le XII® siècle il y a été d'un constant usage '. Le vers 103 vient de nous montrer notre comte Guillaume portant rescu au lion^ puisqu'on le lui fait voler en pièces, et fournit ainsi une preuve de plus que ce Guillaume doit appartenir à la Flandre et non à aucun autre pays ni famille.
' Par plaisanterie.
* Conférez Recherches des Antiquitez et noblesse de FlaiH dre, par Philippe de TEspinoy. Douay, 1631, p. 1/iu
Le Livre de Baudoin, comte de Flandre, publié par Serrure et Voishi. Bruxelles, 1836, p. 7, 12, 71 et 138.
Garl Danske, Grève af Flandern (Charles-le-Danois, comte de Flandre) af V^egener. Kj<d^havn, 1839, p. 7, 12 et 32.
V. 12&. Or li doinstDios là« tel manoir Par coi l'arme * ne soit perie, Car jou di sa cbeyalerie, Sa renomée et ses boins los Là où il gist, mime si os * Votent moult mxus, ce m*est aris, C'uns empereres vilains vis * , Et dont puis qu'il vaut mius tous mors G'ons vilains à cni sui amors *.
L'épilogue (y. 3324-3398), au premier aspect, ne laisse pas de paraître problématique en quelques endroits. Cependant en y regardant de près, on pourrait sans doute, non seulement parvenir à l'expliquer de manière à ne pas contredire le prologue ni notre hypothèse sur le comte Guillaume et sur Fauteur, mais encore y trouver de nouveaux arguments en faveur de celle-ci.
y. 3324. Ha ! Guens Guillaume, conquérant N*estiés mie que Sonor,
* En Tautre monde.
'L'Ame.
* Même ses os.
* Vivant
* Vraisemblablement, le comte Guillaume de Hollande, élu roi d'Allemagne en i3^,beau-frère et soutien de Jean d'Aiesnes, comte de Halnant, fils aîné du premier mariage de la comtesse Marguerite de Flandre , compétiteur et adversaire constant de Guillaume et des autres enfants du mariage de sa mère avec le comté Guillaume de Dampierre. Gfr. Léo, Zwolf Bûcher Mederlaendischer Geschicten. v. I, p. 107.
A droit on voi tittt à singnor.
Et çou fu drois, à mon avis.
Il ne conquit que de la gloire, et Ton eut raison de le regarder comme le vrai seigneur, c'est-àdire par rapport à la rivalité de Jean d'Âvesnes, et à ce que la Flandre était gouvernée par sa mère, dont il était Tappui immédiat et Théritier présomptif.