V. 138^ Patruumsi viderit, ipsum
Cogitât oblato pacificare dbo.
1389. Isengrimus oTans, conspecto longius hoste. Quanta recalfacto gaudia felle gerit !
Isengi'im est complètement apaisé par la délicatesse des pâtés. Henart lui raconte qi^'il est entré dans un couvent où il se trouve abondam-
ôO REIN ARDUS.
meut nourri ; Isengrim désire y être admis aussi» et Renart Ty conduit en effet. Entre autres choses, Isengrim propose aux religieux de manger les moutons sans les faire cuire. Pendant qu'Isen* grim fait son noviciat au couvent, Renart se rend à sa caverne et y pisse sur ses louveteaux ; pour Hersent 9 il Tattire habilement dans un étroit passage , et lorsqu'elle s'y trouve prise , Renart passe derrière elle et en fait son plaisir. Au couvent, Isengrim est incapable de rien apprendre; il n'entend rien aux signes des moines, et ceux-ci se mettent à rire de sa voix de loup. Comme il se conduit grossièrement , Tabbé le renferme dans la cave ; là il fait couler tout le vin. Enfin , les religieux , prétendant ironiquement lui donner la consécration , le rossent et l'assomment tellement de coups de bâton , qu'il se sauve tout étourdi et ne se remet guère que lorsque, tout près de chez lui, il aperçoit sa femme prise et violée ; il la délivre, et l'un et l'autre éclatent en menaces contre Renart. Toute cette colère est cependant apaisée à l'aide du jambon dont il a été question au commencement :
V.2185. Tôt tamen offensas (scit eiiimReiDardus,ubietqui Divisas) fertur conciliasse baco.
REINARDUS. 61
Renaît rougit d'entendre le récit de toutes ses aventures ; la lecture en est interrompue ; on applaudit , et le roi ordonne un joyeux repas (v. 2190). La narration va donc rappeler ce qui arrive après que le loup a été impitoyablement écorché auprès du lion malade.
Miser Iseogrimus