‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparésChapitre 17 sur 84 · Là trovai-je mainte reson · texte numérisé non relu

Là trovai-je mainte reson

Et de Renart et d'autre chose

Dont l'en doit bien parler et ose.

' Vraisemblablement du latin aucupor, soit dans le sens de chasser aux oiseaux, ou dans celui de duper, attraper, fourber, ce qui s^applique naturellement au renard.

RËNART. 117

A une grant letre vermoille ■ ,

Là troTai-je mainte mervoille ;

Se je ne la trovasse el livre,

Je tenisse celui por y vre

Qui dite éust tele aventure;

Mes Ten doit croire l'escripture :

A desenor muert à bon droit

/iO. Qui n*aime livre ne ne croit.

Aucupre dist en celé letre

(Bien ait de Diex qui li fist mètre !)

Corne Diex ot de paradis

Et Adam et £vain fors mis

Por ce qu'il orent trespassé

Ce qu'il lor avoit conmaudé.

Pitiez l'emprist, si lor dona

Une verge, si lor mostra

Qant il de riens mestier auroient "", 50. De celé verge en mer ferroient

Tel est le début de cette branche. Adam frappe la mer de la verge que Dieu lui a remise et fait sortir des flots une brebis ; Eve frappe la mer à son tour, un loup en sort et emporte la brebis dans le bois. Adam s'^en fâche, frappe de nouveau, et fait sortir un chien, qui poursuit le loup et sauve la brebis. Tous les animaux

* Dans les vieux manuscrits , les ouvrages et les chapitres commencent ordinairement par de grandes lettres initiales peintes en rouge ou en d^autres couleurs. De là aussi remploi du nom de rubrique.

* Quand ils auraient besoin de quelque chose.

qu'Adam fait paraître successivement sont domestiques et apprivoisés; Eve, au contraire, n'en fait venir que de sauvages. Enfin :

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