V. 18050. Por ce me sanbleroit raison
Qu'ainçois en féissiez esgart, Féissicz semondre Renart Par uns de vos pers et mander!
Ne déussiez pas conmander A semondre par un garçon Tel chevalier ne tel baron.
Le roi adopte l'avis de Tybert et désigne Roonel pour porter ses lettres à Renart et l'inviter à venir se défendre.
V. 18133. Et se cest mandement refuse Et par ses vanvolcs s^escuse.
De la mole part le desfie, Si Tapele de félonie.
La femme de Roônel s'efforce en vain de le détourner de son message, et lui dit entre autres :
V. 18172. Manbre-vos de Tybert le Chat A qui fist panrc tant mal mors»
rënart. 205
Et de Belin et de Brun i'Ors  qui il fist perdre la pel Des Grailles dusc*au musel.
Renart^ qui se dotoit de guerre (v. 18218), a réuni des charpentiers et beaucoup d'autres ouvriers pour mettre son château en bon état de défense. Il nie d'abord devant Rôonel d'avoir reçu aucun mandement antérieur et se dispose sur le champ à suivre le messager. Il conduit cependant Roonel à travers une vigne où il y a un piège (un nœud coulant), lui fait accroire que c'est là un sanctuaire, l'y fait attraper et pendre et ensuite impitoyablement rosser par les vilains, qui le laissent enfin pour mort. Par la prise de Roonel, Renart prétend ironiquement reconnaître qu'il a voulu le trahir, car