DU COURONNEMENT DE RENART
Le Couronnemens Renart , qui par son engin Rois est coronés. (V. 1-2795.)
Le préambule (v. 1-140) après des réflexions morales sur les conséquences des richesses, nous
apprend qu'aussi long-temps que vécut feu le comte Williaume de Flandre, Médisance, Envie et Orgueil n'eurent aucun accès à sa cour, mais qu'ils s'évertuèrent tant qu'enfin ils amenèrent sa mort en un tournoi. Vient ensuite l'éloge du comte qui aurait dû être roi, et à qui il fut fait plus de tort, selon l'auteur, qu'à Piercheval, à Gavain^ à Bohort^ à Yvain^ à Lanselot, à Tria- Iran. L'auteur l'offre en exemple pour servir d'instruction :
V. 133. Pour sa valour veil par example Moustrer aucans une voiz ample, Que moult doi-on amer sigoour Qui prodom est hui en cestjour; Voit-on sovent poi amender De signorage remuer, Ausi com vos dirai avant, S*oïr volés icest Roumant
Dans les vers 141-2S2, Renart se trouve àilfa/pietruis. Son épouse Ermengart, ailleurs Erme^ qui est orgueilleuse et furieuse envers les pauvres gens, lui demande pourquoi il n'est pas roi depuis long-temps, et l'exhorte à se faire couronner. Renart s'excuse sur la difficulté, sur ses travaux, sur son âge, sur la mort qui peut le surprendre. Erme tâche de le persuader. Un Cucu, coucou, vient prédire à Renart qu'il vivra
encore treize ans. Il promet alors de travailler à faire déposer Noble et à s'emparer de la couronne. Ils conviennent cependant du secret.
Vers 253-429. Renart part de chez lui; il rencontre l'âne Timer mangeant des chardons , et s'étonne de ce qu'il porte toujours le blé sans en goûter jamais ; à quoi Timer répond :