‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparésChapitre 64 sur 84 · V. 3328. N*e8t merveille se KMarcAw · texte numérisé non relu

V. 3328. N*e8t merveille se KMarcAw

De Namur de çou vos resanble, Car onques jour, si com moi sanble, jN'eut que faire de renardie, ' Mais sans faille jou ne di mie C'aucune fois ne puet bien iestre Que Renars ait dedens son iestre Esté par aucune manière De ciaus qu'il savoit lour manière.

Qui bien s*l sont arenardi.

Gui ou Guido, frère de Guillaume, fut fait marquis ou margrave de Namur. L'auteur pense que bien qu'il n'eut jamais recours àlaruse, ilne prétend pas que jamais il n'y ait eu quelque finesse dans sa conduite, à l'instar de ceux qu'il savait être familiers avec l'astuce.

V. 3338. Ha! sire Cuens, ce poisemi Que tant ne savés dou Renart

ttENART. 347

Par coi séussiés tempre ou tart Qui cil sont de coi je paroil' , etc.

Voilà pourquoi l'auteur avertit que ceux qui jouent aux échecs ne voient pas toujours les bons traits qu'aperçoivent ceux qui sont derrière ou à côté, et que les déloyaux font aux généreux telle perfidie dont on parle mal par tout l'empire et tout le royaume. Ceci doit être encore une allusion historique aux circonstances de la vie de Guillaume et des autres fils de sa mère.

V. 3360. £tpour çou dou Conte Guillaume Qui ceste honor eut encharcie, Pris mon prologue com Marie Qui pour lui traita d*Izopet, Et pour itant ici fin met De Renart qui est couronés, Isi com vos oï avés, Que confremés fu de par Rome Si que partout porte couronne En Franche, etc.

Savoir : Et pour cela je pris ( commençai ) du comte Guillaume ( j'imaginai sur le comte Guillaume; je dédiai au comte Guillaume ), qui au-

' Seigneur comte, je suis fâché que vous n'ayez connu assez Renart pour avoir compris tôt ou tard qui sont ceux dont je parle, etc.

rait recherché cet honneur ( l'honneur d'accueillir l'ouvrage , ou l'honneur de bien faire), mon prologue de même que Marie, qui en son honneur traduisit Esope. Par cette raison je termine ici mon conte sur Renart (l'astuce personnifiée), qui est couronné et confirmé par Rome de telle façon qu'il porte partout couronne, etc. Le pour lui s'explique en lui donnant le sens de un personnage tel que lui, ou bien en supposant vraisemblable et nullement étonnant pour le XIII« siècle, que l'auteur, par défaut de renseignements littéraires et historiques exacts, ait pu confondre le comte Guillaume auquel Marie de France a dédié ses fables, avec son propre comte de Flandre dont il a parlé dans son prologue. Parle com Marie, il faut entendre que de même que Marie a voulu enseigner au moyen de ses fables et fictions à elle, de même Tauteur du Couronnement de Renart prétend instruire par les siennes.

y. 3376. Que vos diroie? N'est conU'ée En tout le monde où on abite Que Renars n'ait home tout cuite < , Qui de lui tlngne aucune chose.

Et qui choser ' m'en vient, si chose :

' Entièremenr, tout-à-fait.

• Dlâmer, contester.

Car ne l' di pas pour celi rien Que jou sache home terrien Qui de renardie se melle, Mais li consaus si li droit melle A çou que je conferm cest conte

V. 3386. Que je traitié pour le bon Conte Ai isi corn avés oî, Que nus ne puet, ce poise mi, Au jour d*ui venir à maistrie

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