‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparésChapitre 63 sur 84 · V. 7&. Ne povoit Vostel aporchier MesdiSf envie ne orgeus · texte numérisé non relu

V. 7&. Ne povoit Vostel aporchier MesdiSf envie ne orgeus

Que tous jours ne fussent escheus ' De sa Gourt,tant com il vescui, Gii troi traïtour que jou di , Si qu'en la fm tant pourcacierent,

V. 80. Alerent, vinrent, chevaucierent, Que la mort au Conte troverent.

Et fisent tant qu'il la proverent A un tomoioii li Cuens fu*,

* La mort le saisit précisément parce qu^il s^était attaché à ce qu^elle hait et méprise.

* Celui que j'ai nommé ne fut jamais ainsi raillé, mais il fat plus regretté que jamais ne fut...

' Exclus, bannis.

* Commentarii sive Annales rerum Flandricarum, lib. XVII, auctore Jacobo Meyero Baliolano (Antwerpiae, 1561), f. 76.

y. 9^. Celui jour coviot dévier

Joie et solas des trois larrons Qui sour le Conte à espérons Vinrent puignant plus que le pas.

Là endroit eut un félon cas.

Où orguis vint et feillonie, ^ y. 100. Mesdis qui o li eut envie, Ne feri mie à gabelés^ * Quant en poi d'eure font les es* Del escu au lion voler £n piecbes, celui revierser Qui aine puis ne fu ou cheval.

L*écu au lion est celui des comtes de Flandre. Robert h^, mort en 1093, porta déjà quelquefois le lion en son écu; depuis le XIP siècle il y a été d'un constant usage *• Le vers 103 Vient de nous montrer notre comte Guillaume portant r escu au lion, puisqu'on le lui fait voler en pièces, et fournit ainsi une preuve de plus que ce Guillaume doit appartenir à la Flandre et non à aucun autre pays ni famille.

* Par plaisanterie.

* Conférez Recherches des Antiquitez et noblesse de Flandre, par Philippe de TEspinoy. Douay, 1631, p* i^

Le Livre de Baudoin, comte de Flandre, publié par Serrure et Voisin. Bruxelles, 1836, p. 7, 12, 71 et 138.

Garl Danskey-Greve af Flandem (GharIes*le-Danols, comte de Flandre) af Wegener. Kjobenhavn, 1839, p. 7, 13 et 32.

y. i2l\. Or li doinst Dius là ' tel manoir Par coi l*arine * ne soit perie, Car jou di sa chevalerie, Sa renomêe et ses boins los Là où il gist, mime si os "" Valent moult mius, ce m*est avis, C'uns empereres vilains vis * , £t dont puis qu'il vaut mius tous mors G*uns vilains à cui sui amors '^.

L'épilogue (v. 3324-3398), au premier aspect, ne laisse pas de paraître problématique en quelques endroits. Cependant en y regardant de près, on pourrait sans doute, non seulement parvenir à l'expliquer de manière à ne pas contredire le prologue ni notre hypothèse sur le comte Guillaume et sur Fauteur, mais encore y trouver de nouveaux arguments en faveur de celle-ci.

y. 3324. Ha ! Cuens Guillaume, conquérant N'estiés mie que d'onor,

* En Taotre monde.

* L'âme.

' Même ses os.

* Vivant.

* Vraisemblablement , le comte Guillaume de Hollande , éln roi d'AUemagne en i2Zi8,beau-frère et soutien de Jean d* Àvesnes, comte de Hainant, fils aîné du premier mariage de la comtesse Marguerite de Flandre , compétiteur et adversaire constant de Guillaume et des autres enfants du mariage de sa mère avec le comte Guillaume de Dampierre. Cfr. Léo, Zwolf Bûcher xNiederlaendischer Geschictcn, v. I, p. 107.

A droit on vo» tint à singnor, £t çou fu droîs, à mon avis.

Il ne conquit que de la gloire, et l'on eut msoii de le regarder comme le vrai seigneur, c'est-àdire par rapport à la rivalité de Jean d'Avesnes, et à ce que la Flandre était gouvernée par sa mère, dont il était Tappui immédiat et l'héritier présomptif.

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