ROSA ANDEGAVENSIS
R. Andegavensis. Bas. Fl. de M. et Loire, p. 189.
R. (Andegavensis) Germimbus ovatis pedunculisqgue hispidis, calycinis lacinis pinnatifidis, foliolis ovatis glaberrimis, stylis brevibus subpubescentibus. Lors. Not. p. 81. DC. FI. Frane. vol. 6, pi 5059:
R. (Canina grandidentata). Desv. Journ. Bot. septemb. 1813,
piiiò, vara
LE ROSIER D'ANIJOU.
DESCRIPTION
Arbrisseau qui s'éleve en buisson è la hauteur de huit ou dix pieds. Il est armé d’aiguillons assez rares, petits et crochus sur les branches adultes, mais presque droits sur les rameaux floriferes. Les feuilles se composent de cinq, plus souvent de sept folioles ovales-pointues, très-glabres, munies de dents simples un peu plus écartées entre elles qu'elles ne le sont ordinairement dans d'autres espèces sauvages. Ces folioles sont portées par des pétioles variables, par-fois rudes au toucher, ou mème un peu aiguillonnés, mais le plus souvent glabres, munis à leur base de stipules bifides, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, qui répandent une légère odeur de fraise, d’abord d'un rose-pàle, puis blanches en finissant, sont quelquefois solitaires à l’extrémité des rameaux, mais plus souvent disposées par deux ou trois. Le tube du calice et le pédoncule sont plus ou moins hérissés de poils assez longs surmontés de
petites glandes roussàtres, à peine visibles à l'oeil nu. On re-
i - SSA 3 1e Ur: Urs marque quelquefois, sur les rameaux munis de plusie urs fle )
:tée ri sip édique lune d’entre elles est supportee par un tube et un p
celle absolument glabres. La corolle présente cinq pétales échancrés en coeur au sommet. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont cotonneuses à l’intérieur comme sur leur bord, et couvertes, extérieurement, de glandes un peu pédicellées. Les styles sont courts, distincts et pubescents : enfin les fruits sont ovoides, et l'on y retrouve, à leur maturité, une partie de ces poils glanduleux qui sont l'un des caractères dis-
tinctifs de cette espòce.
Observations particulières è cet arbuste.
Le Rosier d’Anjou a des rapports avec le R. Carina, dont il ne diffèere que par ses tubes et ses pédoncules hispides, ainsi que par ses folioles à dentelures toujours entières. Il ressemble encore, par le port, au R. Glandulosa de BeLLarRD (Act. Acad. Tur. 1790, p. 230); mais les fleurs, dans cette dernière espèce, sont constamment solitaires et rouge trés-vif. Les folioles sont d’ailleurs surdentées.
C'est M. BastaRD qui, le premier, a présenté cet arbuste, sous le nom de R. Andegavensis, dans sa Flore de Maine-et-Loire; mais M. Leman vient de réclamer l'honneur de la découverte de l’espéce, et l’avantage de l’avoir indiquée à M. BasTtARD, avant la publication de sa Flore. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans une note sur les Rosiers , communiquée par M. LemAN à la société Phylomatique de Paris, le 9 mai 1818, insérée au Journal de Physique du mois de novembre suivant, pages 358 — 367: « M. Bastard, « dit l’auteur de la note page 362, m'invita è lui donner mon avis sur un grand nombre « de plantes de l’Anjou qui devoient ètre décrites dans la Flore de Maine-et-Loire... « Parmi les plantes que ce Botaniste m’avoit envoyées, il y avoit plusieurs Rosiers donnés « pour des variétés du R. Carina; mais je m'apergus bientòt que plusieurs espèces étoient
d’un
« confondues sous ce nom; j'en écrivis à M. Bastard en lui communiquant mon senti- « ment, et quelque temps après, l’une de ces espèces, que JTavois signalée, fut publiée « dans la Flore de Maine-et-Loire sous le nom de Rosier d’Anjou (Rosa Ardega- « vensis)...» (1).
Le Rosier d’Anjou ‘est commun dans toute la France : indépendamment des lieux où on le rencontre, indiqués par MM. BastaRD et De CANnpoLLE, nous l’avons trouvé dans les bois de la Brie, aux environs du chàteau de Beauverger; à Meudon, dans les clòtures qui environnent la propriété de M. le général De MontcERA; è Belleville, près Paris, dans une haie de la rue Saint-Laurent, et ailleurs.
Cette espèce présente plusieurs variétés qu'on pourrait établir d’après des feuilles plus ou moins glauques; des folioles plus petites dans quelques individus ; ou d’apres le plus ou le moins de poils spiniformes qui recouvrent les tubes et les pédoncules.
(1) Dans cette méme note, M. Leman, revendique encore, comme étant le fruit de ses propres observations la micihode de séparation des Rosiers en divers groupes, d’après la considération de leurs folioles simplement
dentées ou surdentées, etc.
OVONRILAI,
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si.
AOSTA
3) PRemord
A de
Imprimere
ROSA CENTIFOLIA
Bipinnata. (Voyez tome 1, page 78, var. ».)