LE ROSIER BLANC DE NEIGE
DESCRIPTION
RaAcinES rameuses, ligneuses, un peu tragantes sous terre.
Ties un peu dressées, disposées en touffe làche, rameuses, sans aiguillons, s'élevant à peine à deux pieds (3), divisées en branches glabres, nombreuses, garnies d’un petit nombre d’aiguillons épars, grisàtres, comprimés et dilatés en long à leur base, amincis, crochus, et aigus à leur sommet.
FeurLLEes nombreuses, sur-tout sous les fleurs, vers le sommet des rameaux, parfaitement glabres, luisantes, d’un vert gai, composées de trois, rarement de cinq folioles.
SmtIPULES étroites, presque linéaires, bordées de dents en scie, légèrement glanduleuses.
PérroLe demi-cylindrique, muni, en-dessous, de un à quatre aiguillons courts et à-peu-près droits.
FoLioLES partant toutes trois du sommet lorsqu’il n°y en a que trois, disposées à la maniére des feuilles pennées lorsqu’il y en a cinq, ovales-lancéolées, simplement dentées en scie, munies, en-dessous, de quelques aiguillons droits sur la còte moyenne, portées sur un pétiolule très-court dans les folioles latérales, un peu plus long dans celles du sommet.
PiponcuLEs solitaires au sommet de petites branches feuillées, latérales ou rarement terminales, ne portant jamais qu’une seule fleur, un peu plus courts que les feuilles qui
(1) Cet article a été entièrement rédigé par M. Dr CanpoL1e. Les notes seules appartiennent è l’éditeur.
; ; s : di 3 (2) R. Nivea, PorreT, Ency. Supp. au tome IV, 2° partie, p. 713, n 54. An. R. Ternata, Ency. vol. 6, n° 11? ex Porr./. c.
R. (Levigata) , glaberrima, subgeminatim aculeata; foliolii 3 — 5, foliatis, subenerviis; stipulis angustis, mucronibus subulatis; calyce ovato promisse hispidissimo; lacyniis integris. Micax. Fl. Bor. Amer. vol. 1,
p- 295. Nur. North - Amer. vol. 1, p. 308, n° 10.
(3) Dans le climat de Paris, l’arbrisseau, méme en pleine terre, monte à plus de dix pieds. En 1807, il couvrait un berceau du jardin de M. BoursAuLT, à Yerres : il y a fleuri cette méme année. Dans l’été de 1818, il s'est élevé è quinze pieds, au moins, dans la serre tempérée de M. Renouri, à Fleuri; mais il n'a
jamais montré ses Roses.
Pi
base, hérissés, dans leur partie supérieure , de
les avoisinent, cylindriques, nus è leur glandulenses à leur sommet.
de trois pouces de dia-
quelques soies droites, un peu roides,
Frreurs grandes, solitaires, inodores, d'un blanc de neige, métre : boutons blancs ovales-pointus.
Catricr. Tube ovale hérissé de soies semblables à celles d lingaires, glabres, parfaitement entières, long très-ouverts, un peu crénelés sur les bords, caducs, remarquables par leur extréme blancheur. filets en forme de fil, un peu jaunàtres, plus e fois plus courts que les eux extrémités, cré-
u sommet du pédoncule ; ues de près d’un pouce.
lanières lancéolées, atteignant, environ,
PirAaLES arrondis, quinze lignes de diamètre ,
Éramines au nombre d’environ cent; courts vers le centre, plus longs vers les bords, trois ou quatr pétales ; anthères jaunes , ovales-applaties, un peu échancrées aux d pues et un peu rousses après la fécondation.
Pisis. Ovaires nombreux renfermés dans le tube du calice, prolongés en styles gréles,
velus, qui sortent tous par l’orifice sans adhérer ensemble : chacun d’eux se termine par
un stigmate arrondì ; tous les stigmates, serrés les uns contre les autres, forment au centre
de la fleur un mamelon compacte et hémisphérique. obablement ovales, mais ne mùrissant pas dans nos jardins. GRAINES...