HISTOIRE
FruiTs pr
Cette belle espéce est, très-probablement, originaire de la Chine, ou des pays voisins(1), et paraît avoir été introduite en Europe par lord MacarTNEY, ou, du moins, à-peu-prés à la méme époque. Elle supporte bien la pleine terre sous le climat de Montpellier : elle fleurit du milieu è la fin de mai, avant la Rosa bracteata. Les francs-de-pied poussent des ls on la multiplie. Elle se greffe, comme la Rose du Bengale,
drageons, au moyen desque n. Elle aime un terrain meuble et un
sur des espèces communes, mais n’y réussit pas si bie peu humecté : son feuillage jaunit lorsqu'elle est trop à l’humidité ou trop au sec. Elle a donné, jusqu'ci, des fleurs constamment simples : si l'on parvenait à les faire doubler, cette espèce serait l’une des plus belles de nos jardins, par l'éclatante blancheur de ses
fleurs et la beauté de sa verdure.
OBSERVATIONS
M. Dumont-DE-CoursET parait avoir confondu cette espèce avec le Rosa bracteata dans son Bot. Cultiv. ed. 1, vol. 3, p. 351: le R. ruvea differe de ce dernier Rosier par ses feuilles, à trois, rarement à cinq folioles; par ses rameaux glabres et non velus; par ses pédoncules; par ses pétales arrondis, et non échancrés en coeur au sommet, etc.
Notre espéce est encore considérée , par quelques personnes, comme étant le R. Stirica L. Mais elle sen éloigne par ses tubes ovales et non globuleux, hérissés et non glabres, enfin par la forme de ses lanières calicinales, qui est différente : au reste, si c'est notre R. nivea que les auteurs ont voulu désigner sous le nom de &. Sirzca, leur description serait bien inexacte, et, dans ce doute, j'ai préféré l’indiquer sous un nom nouveau qui ne soit pas si facile è confondre avec celui du R. Chinensis. Je n'ai pas admis celui de R. trifoliata que lui donnent plusieurs jardiniers, parce que ses feuilles ont quelquefois quatre ou cinq folioles.