SCENE PREMIERE
BUPRES , s' avançant à pas de loup.
Je n' vois personne ; je m'suis mis en campagne d'bonne heure,' et j'avais bé mes raisons. C'est aujourd'hui la fête de c' village , il faudra des fleurs, et comme c'bosquet en est hé garni, il m'était avis qu'queuqu'jeunes filles seraient venues en cachette y faire
queuqu'raffle Oh qu'j'aurais donc été content d'en prendre
une surl'fait ; ellYrait restée l'année sans danser tout d'même ; Via nos règlemens. Elle m'aurait donné à tous les diables, elle m'aurait maudit, elle aurait pleuré, et ça m'aurait fait rire. Ah I c'nest pas l'embarras, j'méritons ben Vsoubnç^uç.t^V hargneux qui m'ont tous donné, c'est pourquoi je n'ies ménageon.* point.
Air : Ça fait , cajait toujours plaisir.
Psuis vieux, et blonde ou brune
S'plaît à m'faire enrager ,
Mais que j'en attrape une,
Je saurai me venger.
Et quoiqu'elle en murmure ,
Au lieu de s'divertir ,
EU'Pass'ra , je le jure ,
Tout1 l'année à gémir
Ça fait, ça fait toujours plaisir. ( Bis. )
C'cVstpas qu'ies filles de c'pays sont d'une assez bonne composition, et moi aussi.
Même air.
J'fais grâc', mais faut qu'on s'rendc Et ça sans m' tracasser j EU' }»ay' de suit1 l'amende En vouant m'embrasscr.
Pouvoir , à maint' fillette
Que nous devons punir ,
Prendr' gueuqu' chose en cachette ,
Quoiqu'on s'sente vieillir ,
Ça fait , ça fait toujours plaisir. (Bis. )