SCENE II
DUPRES , LE BAILLI se dirigeant vers la grille du château,
duprés, arrêtant le Bailli.
Ah ! vous v'ià , monsieu Y Bailli ; j'suis ben content d'vous rencontrer. «Pons queuqu' déposition à vous faire : savez-vous qu'pour les apprêts d'ia fête le p'tit bois a^été tout dévasté , tout déplanté
LE BAILLI
C'est fête aujourd'hui , je suis très-occupé , vous m'en reparlerez demain.
DTJPRÉS.
Soyez tranquille , j'n'y manquerons pas.
LE BAILLI
Songeons à nous amuser d'abord, et cous punirons ensuite.
DUPRÉS.
C'est ça , les affaires avant les plaisirs. Mais écoutez-moi donc.
LE BAILLI
Je n'ai pas le temps; je vais chez Monseigneur pour prendre ses ordres.
DUPRÉS.
Eh ben, dites-lui deux mots sur l'affaire du p'tit bois.
LE BAILLI
Moi, parler de cela* à M. de Malesherbes, quand ce délit, j'en suis sûr, n'est que la suite d'un excès de zèle; je m'en garderai bien. Il m'a fait demander, et je soupçonne que pour célébrer la fête de ce pays , nous allons encore faire du bien à quelques pauvres familles.
Air du Vaudeville du Comte Ory.
Je me rend
Sur-le-champ Près de ce bon maître.
Pour limiter désormais Je répandrai des bienfaits.
duprés , à part.
Qu'aujourd'hui Un Bailli S'fasse ainsi connaître > Ça devrait se faire , * \$
Mais , Ca ne se voit guère.
Paix !
Ensemble. J. Jf me rend , etc.
I Ji se rend, etc.
( Le Bailli entre au château. )