‹ Les roses du laurierChapitre 104 sur 114 · POUR LA CAVALCADE DE LA VACHE ENRAGÉE · texte numérisé non relu

POUR LA CAVALCADE DE LA VACHE ENRAGÉE

Rœdel avec la grande Sainte, Le peuple avec sa Jeanne Darc !

Or il faut pourtant qu'on te tue,

Grêle génisse aux flancs poilus,

Et que tu roules, abattue

Comme un dieu qu'on n'adore plus ;

Car il est temps que la Justice,

Lasse de l'humain sacrifice.

Domine l'horizon serein,

Apaise Tair, la terre, l'onde,

Et sur les quatre coins du monde

Pose ses quatre pieds d'airain.

Mais non, reste comme un symbole î Tout plie ainsi qu'un vain roseau; Le Verbe chante, l'Esprit vole, Comme s'il était un oiseau ; C'est la gloire avant la bataille ; La lumière des cieux travaille La glèbe où couve Messidor ; Et, dans le tremblement des branches.

Je vois entre les cornes blanches Se lever une étoile d'or.

Juin 1807.

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