‹ Les roses du laurierChapitre 47 sur 114 · HYMÉNÉE · texte numérisé non relu

HYMÉNÉE

Pour mon ami Jean Bernard.

Quand l'oranger, si blanc que la neige Tenvie, Éclos avec le rêve où ton front s'étoila, Chantera son poème à Fépouse ravie, Je ne serai point là!

Je ne serai point là, parce que d'autres hommes, Moins fêtés, moins heureux et pourtant aussi doux, M'ont dit : « Nous t'appelons en la nuit où nous sommes, <; Arrive et parle-nous ! »

Et je leur parlerai, messager de la lyre. Du droit, de l'idéal, des chaînes à briser. Pendant que tu boiras l'amour dans un sourire, Le ciel dans un baiser !

Mais si, repris soudain par l'idylle éternelle, J'évoque les bébés, charme de notre foi, Souriez-moi de loin, car ce sera pour Elle Et ce sera pour toi !

4 janvier 1888.

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