‹ Les roses du laurierChapitre 46 sur 114 · CONFIDENCE · texte numérisé non relu

CONFIDENCE

Enfant ! vous me disiez l'autre soir que la vie

Vous eut toute avant Tàge où l'on connaît son cœur :

La volupté passait, et vous l'aviez suivie,

Aux bras du jeune amant candidement vainqueur.

Oh ! le précoce amour qu'on blâme et qu'on envie ! Oh! le rire sans dents du préjugé moqueur ! Qu'importe? Vous alliez, l'âme ouverte et ravie D'épuiser l'enivrante et céleste liqueur.

Puis, avec un sourire en vos lèvres mi-closes :

— Que n'ai-je, avez-vous dit, gardé mes songes roses?

Que ne suis-je l'enfant naïve d'autrefois? »

Mais vos regards mentaient, vous vous trompiez vous-même Tout votre corps s'ofïrait à l'extase suprême Et les anciens désirs chantaient dans votre voix.

Jvril 188-7.

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