LE TOURBILLON
Sylphes légers, valsez, valsez, valsez encore ! Les nids, quand vous passez, chantent des chants plus doux, Le lit épanoui vous contemple, et Taurore Semble naître de vous.
Rêves, tourbillonnez dans le front des génies, Puisqu'ils n'ont ici bas, sur la terre où tout ment. Que l'approbation des sphères infinies, Dans le haut firmament !
Par dessus les néants, à travers les désastres, Dans la communion des mondes fiancés, O plèbe des soleils, populace des astres. Valsez aussi, valsez !
Et c'est partout ainsi que Téternel mystère Mêle, sans consulter la volonté des dieux. Les damnés de Tenfer, du flot et de la terre Au tourbillon des cieax.
Avril 1894.