PRÉFACE
Si l’on réunissait tout ce qui a été écrit depuis un siècle sur les Rosiers et leur culture, on en ferait une bibliothèque. Gette abondance de livres, loin de faciliter le travail à ceux qui entreprennent d'en écrire un nouveau, est le plus souvent pour eux une source d’embarras, d’incertitudes et d'erreurs. Pour se charger d’une pareille tâche il faut un courage plus qu’'ordinaire et, avec une profonde connaissance de la matière, une perspicacité qui n’est pas donnée à tout le monde.
Quelle est la cause de ces difficultés? Elles tiennent presque uniquement à ce que ce groupe si naturel des Rosiers est doué d'une puissance de variabilité presque sans exemple dans le règne végétal. Les espèces primitives en sont nombreuses dans {a nature, etcomme la plupart ont été introduites dans nos jardins et qu’elles y fleurissent souvent en même temps, elles ne cessent de s’entrecroiser et de donner par là naissance à des variétés hybrides, qui, elles-mêmes, croisées de nouveau entre elles ou avec leurs ascendants, ont produit des formes intermédiaires en nombre indéfini, et qui sont autant de nuances entre les types naturels. Ceux-ci, noyés dans la multitude de variétés indécises, peuvent à peine