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VÉGÉTATION ET FLORAISON DES ROSIERS

Ce qui distingue l’arbuste de l'arbre c’est une disposition particulière des branches à naître immédiatement sur la souche et près du sol, tandis que l’arbre tend à former une tige centrale, plus ou moins élevée. L'’arbrisseau n’est qu'un arbre de petite dimension, à tige unique, plus ou moins rameuse vers son sommet; il ne se distingue donc de l'arbre que par

ses proportions plus petites.

Le Rosier est donc un arbuste. Si l’on étudie sa manière de végéter on reconnaît que ses branches n’ont qu'une durée limitée et que de nouvelles branches, sorties de la souche ou de la base de la touffe, viennent augmenter celle-ci et remplacer les vieilles branches épuisées. Il y a donc ici un renouvellement continu de la charpente, renouvellement qu’on régularise à l’aide d’une taille raisonnée.

Le Rosier fleurit à l'extrémité des pousses de l’année; ses fleurs sont solitaires ou en corymbe plus ou moins garni, selon les variétés. La floraison a lieu successivement en commençant par le bouton central. Plus le rameau est vigoureux, plus les corymbes sont garnis. La perfection de la fleur ne dépend pas de la grosseur de la pousse elle-même, mais de l’état plus ou moins parfait de cette pousse. Tel rameau grêle, mais bien constitué, donnera une fleur parfaite; tel autre, plus fort et moins bien constitué, ne donnera qu’une floraison médiocre.

Un rameau venu sur le bois de l’année précédente et de force moyenne, bien aoûté et qui a déjà fleuri, donnera sûrement une floraison irréprochable. Une faible brindille ne donnera que de faibles pousses et des fleurs médiocres. Les rameaux gourmands ne donnent, le plus souvent, que des pousses peu florifères, mais ils conviennent pour former ou renouveler la charpente du rosier et garnir les vides.

Plus les yeux sont éloignés de la base d’un rameau, plus ils sont florifères. Les yeux peu prononcés de la base, qu’on peut appeler les veux latents, ne donnent ordinairement que des rameaux à bois ou peu florifères, souvent mal constitués, et qui, lorsqu'ils fleurissent, donnent à leur extrémité une touffe de fleurs trop serrées pour être parfaites. Au-dessus des yeux latents se trouvent les bons yeux florifères. Si l’on taille tard on les reconnaît à ce qu’ils se sont développés naturellement,

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