‹ Les rosesChapitre 24 sur 105 · ES · texte numérisé non relu

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Fig. 21. Massif de rosiers vigoureux, Noisette, etc,

vigueur pour fixer la place qu’ils doivent occuper dans le massif (Fig. 19, 20 et 21).

Les rosiers sont choisis de grosseur moyenne et d’une

année de grelle. On les plantera de préférence dans un sol neuf, c'est-à-dire qui n’aura pas contenu dè rosiers depuis longues années. On ne doit procéder à cette plantation qu’à partir de la fin de novembre. Si l’on plantait plus tôt, on trouverait les arbustes encore en végétation, et ils souffriraient de l’arrachage. Les mois de décembre et de janvier sont, en définitive, les plus convenables pour ce travail, qu'on doit, autant que possible, effectuer par un temps doux mais non pluvieux, de manière que la terre soit meuble sans être trop humide. Plus tard, en février et mars, les rosiers entrent en végétation, et la transplantation leur deviendrait d’autant plus préjudiciable qu'ils seraient plus en séve. Plantés tardivement, c’est-à-dire au printemps, ils s’enracinent mal, et ils souffrent toujours de la sécheresse.

Avant de planter un rosier, on rafraichit ses racines par un coup de serpette et l’on retranche avec soin les drageons qui se sont développés au collet ou sur la souche. On plante à une profondeur de 12 à 15 centimètres, en ayant soin de bien tasser la terre pour ne pas laisser de vides entre les racines.

Si les rosiers sont très-forts et très-fournis de branches, il faudra enlever à l’aide du sécateur une partie de ces branches et raccourcir les autres à la longueur de 15 à 20 centimètres. Cette opération rétablit l’équilibre entre la tête et les racines, dont l’arrachage a fait disparaître une notable partie. On comprend sans peine que, pour que l’arbuste reprenne, il faut que la tête ne soit pas disproportionnée à la quantité de racines qui doivent l’alimenter,

En retranchant sur un rosier les parties de bois inutiles ou épuisées, on doit se rappeler que, chez cet arbuste, le jeune bois contient une moelle volumineuse et que son écorce n’a pas la faculté de se cicatriser. Il faut donc éviter toute plaie inutile et ne tailler qu'après les fortes gelées, c’est-à-dire en février ou en mars, pour que les plaies ne soient pas exposées à être désorganisées par le froid. 11 ne faut cependant pas faire celte taille trop tardivement, parce qu'on troublerait la séve dans son mouvement d’ascension.

On se sert, pour tailler, des ciseaux (Fig. 22), de la ser-

Fig, 22, — Ciseaux. Fig. 24. — Sécateur. Fig. 23. — Serpette.

pette ( Fig. 23) et du sécateur (Fig. 24); ce dernier instrument est le plus communément employé, et il est, en effet, le plus

commode et celui qui opère le mieux. La serpette ne s'emploie

guère que conjointement avec une scie égohine (Fig 25), pour enlever de l’intérieur de la touffe les chicots qui ne pourraient être coupés avec le sécateur.

Fig. 25, — Égohine.

La greffe se pratique avec un greffoir (Fig. 26) toujours propre et afñilé ; le bout du manche est terminé par une spatule d'ivoire qui sert à soulever l'écorce.

Fig. 26. — Greftoir.

Pour tailler convenablement un rosier il est indispensable de connaitre le mode particulier de végétation de l’espèce sur laquelle on opère. Sans cette connaissance, qui permet seule un traitement raisonné et approprié à chaque espèce, la taille ne serait qu'une espèce de tonte, et les résultats n’auraient rien de certain.

En portant son attention sur les diverses parties qui constituent une touffe de rosier, on voit se développer annuellement des pousses nouvelles sur le vieux bois, et l’on reconnaît que certaines pousses ont entre elles une grande analogie dans leur forme et leur manière de végéter. De cette ressemblance on conclut que le traitement à leur appliquer doit être le même (Fig. 27).

Ces productions sont au nombre de quatre :

1° Lesrameaux à bois À, fortes pousses qui sortent dela base des rameaux, sur le vieux bois, au collet du rosier et aussi sur

les racines; elles prennent dans ce dernier cas le nom de drageons B. Le rameau à bois atteint une longueur quelquefois considérable ; il est peu florifère, et lorsqu'il fleurit il forme une toufle de fleurs généralement ma] conformées à l’extrémité du

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