ARTICLE XIV
Fruits et Semences.
Le tube du calice se convertit en une baie molle, indéhiscente, polysperme, que l’on nomme le fruit, et que vulgairement on appelle gratte-cul ; cette baie renferme les semences. Linné n’avait reconnu dans le tube du rosier parvenu à l’état de fruit que deux figures principales, savoir : la ronde et l’ovoide; et c’est
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même d’après ces observations qu’il a divisé les espèces du genre en deux sections ; mais, depuis , ces formes se sont modifiées, et l'on trouve assez constamment dans les fruits du rosier :
1°. La figure ronde. Ex. : le Rosier Xamtschatika ( Fig. 31). Toutes les suivantes paraissent dériver de celle-ci.
2°. La figure presque ronde (Fig. 32). Ex. : quelques rosiers à feuille de pimprenelle.
3°. La figure ovée ou se rapprochant de celle d’un œuf. Ex. :le fruit du rosier blanc ( Fig. 33 ).
4°. La forme elliptique (Fig. 34). Ex. : plusieurs variétés du Rosier canina.
5°. Celle d’une bouteille antique ( Fig. 35). Ex. : le Rosa Lagenaria.
6°. La figure pyriforme ou offrant l'image d’une poire (Fig. 36). Ex. : les fruits d’un grand nombre de Rosiers gallica.
On distingue encore les fruits sous le rapport de leur direction : les uns sont droits ou érigés, les autres légèrement inclinés ; d’autres enfin sont pendans, des Alpes ( Fi. 37).
Ces organes se colorent en mürissant. Le rouge, l'orange et le noir sont les nuances qui se présentent le plus ordinairement.
Les fruits du rosier, parvenus à maturité, sont en général inodores; toutefois, il faut excepter ceux du Rosier fœtida de
Basrann, qui, froissés dans les doigts, donnent, selon cet auteur, une odeur très fétide.
À l'égard des semences du r
comme dans quelques rosiers
osier, elles sont renfermées dans la baie molle dont nous venons de parler. Elles sont nombreuses ; presque pyriformes, souvent rougéâtres à leur base, hérissées d’un grand nombre de poils soyeux, et fixés aux parties intérieures de la baie. Chaque semence contient le rudiment d’un nouveau rosier. Les botanistes n’ont fait qu'une légère attention à ces organes de la reproduction de notre arbuste; c’est pour-
quoi nous n’en parlerons pas plus au long.