ARTICLE XIII
Les Pistils.
Les .pistils occupent le centre de la fleur; chacun d'eux pré- . sente trois parties distinctes, savoir :
La partie inférieure, qui se nomme l'ovaire (ovarium , Figure 29 , A); la partie moyenne, le style (stylus, Fig. 29, B); et l'extrémité supérieure, le stigmate { stigma, Fig. 29,C).
Les ovaires sont nombreux dans la rose : ils renferment les ovules ou rudimens des graines. Chaque ovaire est muni d’un prolongement filiforme appelé style, qui supporte le stigmate. Aïnsi, il existe autant de styles que d’ovaires.
Les styles sont soumis à diverses modifications, qu’on exprime par les termes suivans :
Liber, libre, distinct, séparé.
Divaricatus , divergent.
Coadnatus , coalitus, servent à exprimer leur soudure et leur réunion, de manière à ne former qu’un seul corps, comme dans les rosiers arvensis, leucochroa, rubifolia et autres.
Glaber, glabre.
Villosus , velu.
Pubescens , pubescent.
Fasciculatus , rapproché en faisceau sans être soudé.
Tortus , contortus , tordu , contourné.
Brevis, court ( Fig. 30, À).
ÆElongatus , allongé ( Fig. 30, B).
Quant aux stigmates , Linné les compare aux parties de la génération des individus femelles dans les animaux. Cet organe reçoit les poussières fécondantes qui s’échappent des étamines, et les transmet, par le moyen des styles, aux ovaires qui contien-
nent la graine destinée à reproduire la plante.
Les stigmates sont souvent glabres; quelquefois ils sont velus, comme dans le Rosier névea de M. DE Canpozze et autres. On les trouve encore réunis en tête ( agglomerato-capitata) dans certains individus , tels que les Rosa carolina , maïalis, ete.; ayant ensuite égard au peu de longueur des filamens qui les supportent, on a dit que les stigmates étaient presque sessiles.