‹ Les roses, Tome IChapitre 25 sur 113 · PET SE SET OR · texte numérisé non relu

PET SE SET OR

2°. Pedunculis hispido-glandulosis floribusque roseis in $. À ; glabris floribusque luteis in $. B;

3°. Folis simpliciter dentatis ;

4°. Petalis sæpé non explicatis ;

5°, Et denique, stylès numerosissimis.

L'établissement de ce groupe ne laisse pas d’équivoque. Ainsi, tout rosier dont la fleur remplit ces conditions doit y trouver place; et tous ceux que nous avons décrits comme #urbinatæ les présentent évidemment. Il peut arriver que les tubes d’une cent-feuilles, d’une gallique, ou de toute autre espèce, s’arrondissent accidentellement en forme de toupie, mais ce serait une exception qui ne détruirait pas notre règle. Nous ne pensons pas que le célèbre professeur ait pu trouver réunis sur les espèces dont il nous parle, les caractères qui constituent un turbinata , tels que nous les avons établis. Ce groupe à été travaillé pendant plusieurs années et avec le plus grand soin , et nous avons constamment trouvé les mêmes résultats.

2°. À l'égard de la deuxième observation de M. De CaNnOLLE , nous en reconnaissons la justesse. Le groupe des syrstilæ contient, en effet, beaucoup de rosiers rampans, mais aussi d’autres qui ne le sont pas, tels que le rubifolia , le synstila et autres. Il formait la vingt-cinquième division de notre Méthode ; nous en ferons la seconde. Ainsi, dans la première, se trouveront les rosiers à tiges couchées on grimpantes, mais à styles libres. Dans la seconde, nous placerons les synstilæ, dont une partie présente des tiges rampantes et une partie des tiges érigées. On sait que ces roses ont les styles soudés.

3°, Nous n’avons pas tenu compte de la forme des divisions du limbe ou lobes des calices, par la raison que ces organes sont très variables dans les jardins et même dans les forêts; et nous prétendons que tout système fondé ou appuyé sur cette partie

de la fleur n’est pas admissible. Nous avons souvent vu ces divi-

sions se dilater, s’allonger, même disparaître sur le rosier, en raison du climat et de la température. Nous avons observé, sur une multitude d’arbrisseaux, ce phénomène qui se présente ,

surtout, dans notre climat, quand le printemps est pluvieux : nous avons souvent cherché à nous en étayer; mais il à fallu y renoncer.

4°. Dans cet article de sa lettre, M. DE Cannozxe ne fait qu'exprimer une opinion, et témoigner, avec bienveillance, la crainte qu'il a que nous ne nous soyons trompé en donnant le nom de rosa candolleana elegans à un rosier déjà connu des Anglais, et qu'un monographe anglais, M. Linpcey, a prétendu être le rosa rubella. Nous pouvons rassurer, à cet égard, le savant professeur. 11 n’existe point de rapports entre eux, ou plutôt ces deux rosiers s’excluent mutuellement. Les détails suivans Prouveront que M. Lixpcey s’est trompé ou a été trompé dans cette circonstance, en jugeant sur un autre notre rosier qu'il n'a jamais vu ni vivant ni sec. Nous avons consigné une réclamation, à cet égard, dans les Mémoires de la Société Linnéenne de Paris, publiée en 1825. Nous croyons avoir suffisamment établi que le rosa rubella que nous cultivons, diffère essentiellement du rosa candolleana. Nous reproduirons ici, sur deux colonnes opposées, la description qu'a donnée le monographe anglais, et la nôtre, telle que nous l'avons publiée en 1819, dans une petite brochure intitulée Rosa Candolleana ; écrit dont M. Linosex a pu prendre connaissance dans la Bibliothéque

de la Société Horticulturale de Londres, à laquelle nous l'avons adressé,

R. RUBELLA. R. CANDOLLEANA.

Traduction de l’ouvrage an- Tel que nous l'avons puglais, page 40. blié.

Rameaux droits, entièrement Rami juniores setis spinuli-

couverts, jusqu'aux extrémités, formibus sub æqualibus tecti ; de soies et d’aiguillons faibles. ædultiores aculeis emortuis evanescentibus scabrosi. % Stipules élargies vers leur ex- Stipulæ apice acuminatæ, trémité, échancrées à leur lim- margine glarduloso-ciliatæ. be, frangées de glandes nues.

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R. RUBELLA.

Pétioles peu glandulaires et sans poils, comme les folioles, qui sont de 7 à 11, presque planes, ovales, pointues, simplement et quelquefois doublement dentées, d’un vert foncé en dessus et plus pâle en dessous.

Pédoncules encore plus Aëspides que le tube du calice.

Fleurs solitaires sans bractées, pâles ou d’un rouge foncé.

Sépales droites, nues, et plus courbées que les pétales, qui sont concaves et émarginés.

Disque très mince.

Fruit pendant, long-ovale, écarlate, couronné par des sépales courtes et divergentes.

R. CANDOLLEANA.

Petioli pubescentes subinermes. Foliola b-7. Non nulla acuta , non nulla obtusa , suprä virida, subtüs pallidiora, subglaucescentia inequaliter serrata

margine colorata.

Pedunculi multiflori glabri, bracteis præditi. Calycis tubus ovatus, glaber.

Petala 5 obcordata, intüs alba, extüs rubro fasciata.

Laciniæ calycinæ integerrimæ corollam inapertam superantés, ntüs tomentosæ, extüs glandulis sessilibus obvallatæ.

Nous n'avons fait aucune attention à l'épaisseur plus ou moins prononcée du disque.

M. Linorey paraît lui-même avoir abandonné ce caractère dans le cours de son ouvrage. "

Fructus ovato-rotundus. Maturus ruber.

En comparant les deux descriptions, il est évident que ces rosiers n’ont entre eux aucune ressemblance. Si l’on veut ensuite

? M. Linpuey est le premier qui ait employé le caractère du disque; mais il est étonnant qu'il n’en dise pas un mot dans l’énumération des organes q

qu'il indique, si ce n’est à quelques sections, etc. (B. C. Dumorrrer, dans sa Notice sur la classification des Roses, insérée dans le Messager des Sciences

et Arts. Novembre et décembre 1824).

considérer leur Aabitus réciproque, on verra que le rubella est un arbrisseau droit, dont les branches sont érigées , tandis que le candolleana s'élève comme une gerbe, et qu’il incline mollement ses branches chargées de fleurs.

Enfin, pour nous exprimer en langue botanique, nous dirons : Rosa rubella discrepat à Rosé candolleané :

1°. Ramulis erectis nec pendulis ut in Rosä candolleané ;

2°. Foliis duplo majoribus ;

3°. Petiolis nudis ; pubescentes , in Rosé candolleané -

4°. Ramulis x floris ; ramuli 3-4 flori, in Rosé candolleanä ;

5°. Pedunrculis tubisque calycis hirsutis ; glaberrimi, in Rosä candolleand ;

6°. Sepalis nudis, intüs villosulis 3 extüs'glandulosi, in Rosé candolleané ;

7°. Fructibus oblongis et pendulis ; Jructus sub-rotundus nec pendulus, in Ros4 candolleand.

D’après cette digression, nul doute ne doit rester dans l'esprit de M. Dr Canvozrr. Mon rosier a été examiné ; analysé et comparé avec soin, et le Rosa cardolleana subsistera non seulement pour les botanistes, mais encore pour les personnes qui ne se

livrent pas spécialement à l'étude des végétaux, puisqu'on peut distinguer les deux arbrisseaux au premier coup d’œil.

À l'égard de quelques autres observations peu importantes qui nous ont été adressées, nous les passerons sous silence: nous remercions beaucoup les savans qui nous les ont faites ; nous en profiterons dans le cours de cet ouvrage, et nous nous ferons un devoir de citer leurs noms.

Après ce préambule nous présenterons le tableau de nos espèces , avec quelques modifications que nous avons jugées nécessaires. Nous l’offrons comme un nouveau mode d’arrangement qui, sans doute, n’est pas rigoureusement complet, mais que le temps pourra peut-être mürir un jour.

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EXPLICATION DES FIGURES

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