‹ Les roses, Tome IChapitre 24 sur 113 · MÉTHODE PROPOSÉE PAR L'AUTEUR POUR L'ARRANGEMENT DES ROSES · texte numérisé non relu

MÉTHODE PROPOSÉE PAR L'AUTEUR POUR L'ARRANGEMENT DES ROSES

En divisant nos rosiers d’après les principes de la méthode naturelle, nous avons eu pour but de placer chaque être parmi ceux auxquels il ressemble le plus par ses formes extérieures , et de réunir ainsi en groupes tous les individus du genre qui sont empreints d’un même type. Nous sommes loin de garantir l'infaillibilité de ces groupes; notre intention a été de porter les méditations de l'étude sur un sujet presque délaissé jusqu'au moment où nous avons joint notre texte aux belles figures de M. Renouré.

Dès l’année 1816, époque à laquelle parurent les premières livraisons de nos roses, nous avions pressenti le public sur ce nouvel arrangement des rosiers dans les collections. Nous lui avions déjà présenté le groupe des provins, des cent-feuilles, des pimprenelles, des arvensis, des rubigineux, des rosiers blancs, des bifera, des damascena, etc.

4o TRAITÉ DU ROSIER.

Lorsqu’en 1820 nous fimes paraître, dans notre Prodrome de la monographie du genre rosier, le développement entier de notre méthode, et la totalité des rosiers connus, divisés en vingtcinq groupes, nous nous empressämes de la soumettre aux botanistes les plus instruits de la France et de l'étranger ; nous la communiquâmes à diverses sociétés savantes. Aucune objection sérieuse ne s’est élevée contre elle. Notre travail reçut, en général, l’approbation des personnes qui s’occupent en grand de la culture du rosier, auxquelles elle facilitait le classement de ces arbrisseaux dans leurs jardins.

Cependant M. De Cannozre voulut bien prendre la peine d'examiner notre travail, et de nous faire passer des observations dans une lettre qu’il nous écrivit de Genève, le 22 octobre 1820. Voici les principales :

1°. Il refuse d'admettre le groupe des zurbinata. Le renflement du calice qui rend, nous ditl, ces variétés si remarquables, n'est; je crois, qu'un simple accident... J'ai des espèces bien connues ; et de groupes divers, qui ont le calice accidentellement turbiné.

2°. Pourquoi le rosa semper virens et l’arvenensis ne sont-ils

Pas dans votre première division (tiges couchées ou rampantes), et ainsi de suite ?

3°. Je m'étonne que vous r’ayez Pas fait entrer dans vos earactéres de groupes la forme des lobes des calices, qui est très remarquable dans quelques séries.

4°. Enfin, j'ai peur que le rosa candolleana ne soit pas certain. La variété elegans paraët étre le rosa rubella des Anglais. Je vous engage à l’examiner de nouveau.

Telles sont les principales observations du savant professeur. Nous y répondrons en peu de mots :

1°. Nous avons défini, en 1818, dans notre première édition des Roses , tome II, page 7, le groupe des turbinata, ainsi qu’il suit : Aæc sectio notis sequentibus facile distinguenda.

1°. Germinibus ante anthesin turbinatis aliquando medio, ali-

quando apice constrictis | subglabris hispidisve ;

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