RENE AN
Notre rosier, ainsi qu'on peut en juger à la vue de la figure qui accompagne cette description, est une modification du R. certifolia gigantea, où pictorum (Nouv. Dumamez), dont les fleurs, les plus grandes du groupe des rosiers à cent feuilles, sont si recherchées à cause de leur volume et de leur parfum. ‘
Quant au luxe de végétation que l’on remarque dans notre cent-feuilles prolifère-foliacée, il est dû à la qualité du sol, aux engrais, à l’état de l’atmosphère, aux arrosemens fréquens, et autres circonstances qui déterminent cette monstruosité. Toutefois, ceux qui l’élèvent, franche ou greffée, ne doivent pas toujours compter sur le succès de leurs soins : souvent le rosier ne leur donnera que des fleurs ordinaires. Duponr la cultivait, et c’est en raison de ces variations continuelles qu’il ne la pas même consignée dans son catalogue. (V. Gymnasium Rosarum. )
* Quoique, jusqu’à présent, le rosier à cent feuilles aït semblé obtenir la palme sur tous les autres, un auteur moderne s’est efforcé de la lui ravir pour la donner au rosier des quatre saisons, ou de tous mots (R. bifera). Voici en effet ce qu’on lit dans l’Æ/manach des Roses, de GuerrariN; p.68 : « Cet arbrisseau ne forme pas d’aussi beaux buissons et d’aussi belles touffes que beaucoup d’autres espèces , notamment que /a tous-mois. Ses fleurs ne sont pas accompagnées d’assez de feuilles; cet ornement les ferait ressortir et valoir davantage. Le bois en devient souvent galleux, meurt tous les ans, à peu près, et a besoin d’être renouvelé. Ses boutons n’ont pas la légèreté et l'élégance de ceux de tous mois, et ne forment pas d’aussi jolis bonquets. Leur parfum ne me paraît pas aussi délicat. »
LACARAINTIM Re
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