‹ Les roses, Tome IIChapitre 41 sur 125 · ROSIER A FEUILLES DE CÉLERI · texte numérisé non relu

ROSIER A FEUILLES DE CÉLERI

DESCRIPTION

Certes singulière variété est l’une de celles que l’on ne peut obtenir en franc-de-pied que par le procédé de la marcotte. Dans cet état, l’arbuste végète lentement et difficilement, à moins qu’il ne soit placé dans un terrain un peu humide, et à une exposition très favorable. Au reste, il forme un buisson peu touffu qui ne s'élève guère qu'à un pied et demi. Ses rameaux sont munis de quelques aiguillons fins, inégaux, recourbés, entremêlés de poils roides et glanduleux. Les feuilles sont bipinnées , ou deux fois ailées, à folioles d’une con-

sistance molle, presque réniformes, profondément et doublement dentées, glabres en dessus, légèrement tomenteuses en dessous. Le pétiole et les folioles sont

souvent lavés, en partie, d’une teinte plus ou moins rougeâtre. Les fleurs, assez belles et très odorantes, sont disposées par deux ou trois à l'extrémité des rameaux. Les calices, les pédoncules et la corolle sont absolument semblables à ceux de la cent-feuilles commune, dans laquelle on trouve le type de notre variété.

OBSERVATIONS

Cet arbuste est moins recherché pour sa fleur qu’à cause de la singularité de son feuillage, qui n’est, d’ailleurs, que le résultat d’une végétation monstrueuse. C’est Duronr qui a fixé cet

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accident par la greffe, et communiqué le rosier il y a quinze à vingt ans. Les folioles de l’arbuste, qui sont frisées ou crêpues, ressemblent assez aux feuilles du groseillier à maquereau, ce qui l’a fait appeler par les jardiniers R. créspa, rosier crépu. Quelques amateurs l’ont nommé rosier à feuilles de groseillier, ou à feuilles de persil; mais il est plus généralement connu sous le nom de rosier à feuilles de céleri.

Les feuilles de notre variété tendent continuellement, surtout dans les bons terrains, à reprendre leur forme primitive; et il

n’est pas rare de trouver, sur le même arbuste, des feuilles bi-

pinnées et des feuilles pareilles à celles de la cent-feulles commune. Souvent même on les a vues toutes reprendre la forme de ces dernières feuilles. Il faut donc la greffer de temps en temps pour la conserver; et, à cet égard, nous nous permettrons d’éveiller l'attention des curieux; car, depuis quelques années, nous remarquons que ce rosier, autrefois commun, est devenu plus rare dans Îes collections. Nous ignorons pourquoi on le néglige, lorsque son feuillage devrait le faire rechercher. Peutêtre trouverait-on la cause de cet abandon dans la multitude de pucerons dont il est assez souvent couvert avant et pendant la floraison, circonstance qui rend en effet la fleur et ses appareils assez désagréables à la vue.

Cette variété pousse vigoureusement lorsqu'on la greffe sur le R. Canina. Il faut.un peu l’abandonner à elle-même, car nous avons vu de très beaux individus périr victimes d’une culture trop soignée.

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ROSA MuscosA. ROSIER MOUSSEUX.

P.JR,

ROSA MUSCOSA.

R. (Muscosa simplex) germinibus ovatis; calycibus et pedunculis muscosis ; petiolis ramulisque hispidis et glanduloso-viscosis ; Jloribus simplicibus ; spinis ramorum numerosis rectis. ANDREWS, Roses.

ROSIER MOUSSEUX

DESCRIPTION

Les tiges de ce rosier, qui forment un buisson élevé de deux à trois pieds, sont couvertes d’aiguillons nombreux, inégaux, très aigus. Les feuilles sont composées de cinq folioles ovales, pubescentes en dessous, à dentelures inégales et munies de glandes vers les bords; le pétiole, velu, est sans aiguillons. Les pédoncules, les ovaires, ainsi que les lobes pinnatifides du calice, sont hérissés de longs poils, d’un vert brun, glanduleux, visqueux, dont la réunion offre à l'œil l’image d’un amas de mousse. Les fleurs, de cinq pétales, d’un rose clair, et les poils qui enveloppent leur calice, répandent une odeur suave et pénétrante.

Cette rose est figurée dans ANDREWS.

OBSERVATIONS

Le rosier mousseux à fleurs simples, encore assez rare en France, nous vient de l’Angleterre, où il a fleuri pour la première fois dans le jardin de la comtesse de Wanpes, à Bays- Water, vers l’année 1807. Quelques personnes ont considéré notre rosier comme une variété du rosa centifolia, ou du rosa provincialis ; cependant, elle nous a paru différer assez, non seulement de celles-ci, mais encore de toutes les roses connues,

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