PROVINS ORDINAIRE
DESCRIPTION
Cerre belle variété se fait remarquer par le volume de ses fleurs semi-doubles, d’un beau rouge pourpre, solitaires ou réunies deux à deux à l'extrémité des rameaux.
L’arbuste forme un buisson qui s'élève de deux à trois pieds; ses tiges sont armées d’aiguillons assez faibles , épars, inégaux , et presque droits. Ses folioles, ovales, pointues, finement dentées, sont supportées par des pétioles hispides, glanduleux, et munis de quelques aiguillons crochus; les stipules sont bifides, aiguës, denticulées et glanduleuses ; les pédoncules des fleurs sont hispides ; le tube du calice est ovoïde, garni de quelques”soies glanduleuses à sa base : trois de ses lobes
sont pinnatifides , et les deux autres sont simples.
Cette rose est sujette à subir des modifications sous le rapport du volume des fleurs, selon le terrain dans lequel on l’a plantée. Quoique l’arbuste soit originaire du Midi, cependant il ne paraît pas se plaire à une exposition trop chaude dans nos jardins.
C'est cette variété que l’on cultive principalement pour la pharmacie.
Description spécifique et nomenclature des premières variétés et sous-variétés notables de ce rosier.
R. GALLICA
R. Germinibus globosis ovatisve; pedunculis hirsuto-glandulosis ; foliolis ovato-oblongis, duris, argutè et iterùm serratis, subtùs pubescentibus, lacinüs calycinis alternè pinnatifidis ; rariùs integerrimis ; aculeis ramorum sparsis subreflexis (N.).
R. Gallica. L. Sp. pl. x, 704. Poe, Enc. 6, p. 277. (ubi syn.) Ecius. var. « et y. Nouv. Duam. 7, p. 41.
R. Provincialis. Air. Kew. 2, pag. 204. Wiv. Spec. 2, p. 1070. Bosc., nouv. Cours, 11, p. 250.
R. Pumila. Arr. L. c. p. 206.
R. Belgica. Murer, Dict. n° 17.
Aucune espèce ou variété de rosiers n’a produit de plus nombreuses variétés et sous-variétés que le rosier de France ou de Provins (Gallica), dont le groupe comprend à lui seul près de la moitié des rosiers cultivés. Les catalogues de la Hollande et des environs de Paris en portent le nombre à plusieurs centaines. La langue de la Botanique manque d'expressions pour en préciser les différences fondées sur des modifications que l’œil peut bien saisir, mais dont la définition est pour ainsi dire impossible. Nous avons donc pris le parti de ne citer que les variétés les plus remarquables parmi celles que l’on cultive généralement dans les jardins. Nous nous sommes particulièrement attaché aux individus déjà figurés ou décrits. Nous avons réuni aux gallica, comme on l’a vu dans notre synonymie, plusieurs prétendues espèces que des naturalistes en avaient séparées : l'expérience, fondée sur une culture de plus de vingt années, nous a convaincu que ces roses ne sont que des variétés les unes des autres.
Variétés et sous-variétés.