Tome JII
de corymbe : les pédicelles, dans leur jeunesse, sont hérissés de poils roïdes, droits et glanduleux ; à leur base ils ont des bractées ovales acuminées, très entières, ciliées en leurs bords comme les stipules. Le tube du calice, évasé dans sa partie supérieure, aminci inférieurement, étranglé vers le milieu, offre la figure assez exacte d’une toupie : il est glabre et quelquefois coloré; à sa base il présente aussi parfois de petits poils réfléchis surmontés d’une glande brune. Les divisions du limbe, plus courtes que la corolle, tomenteuses à l’intérieur, glanduleuses extérieurement, acuminées, sont entières; mais le plus soùvent elles sont accompagnées d’appendices linéaires, élargies à la base. La corolle, toujours double, jamais pleine, approche de celle de la cent-feuilles pour le volume, mais elle a moins de fraicheur et d'élégance : elle est aussi d’une couleur plus foncée; les styles sont velus et trèsnombreux. On trouve
cette rose figurée dans l’ouvrage de miss LAWRENCE, Tab. 69, et dans celui de Rosssre, Tab. 2.
Remarques particulières à ce Rosier.
Cet arbrisseau, connu dans les jardins sous le nom de rosier turbiné, rosier à gros cul, rosier de Francfort, croît spontanément au nord de l’Europe. Il a été trouvé sauvage en Saxe par M. le docteur Nxes. M. le professeur Rav l’a souvent rencontré dans les haïes des.environs de Wurtzhourg. On l’a même trouvé au Marché aux Fleurs de Paris, dans des paquets de rosiers sauvages venus des départemens éloignés, ce qui pourrait faire croire qu'il vient aussi naturellement en France. Cet arbrisseau, dit M. De Cannorze, est intermédiaire, par le port, entre le
rosier velu et le rosier à cent feuilles ; mais ceux-ci en diffèrent par des caractères si marqués, qu’il est inutile de les signaler. Très souvent les fleurs du rosier de Francfort s’épanouissent très mal; et il est à remarquer que tous les rosiers dont les tubes calicinaux sont turbinés offrent le même phénomène, comme cela se voit dans le rosa sulfurea et sa variété dite pompon jaune, dans l’alpina turbinata de Dresvaux, le rosa fraxinifolia, le rosa sanguisorba; enfin dans toutes les variétés assez nombreuses dont les tubes du calice présentent le même caractère.