Tome Ill
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de glandes pédicellées. Chaque pédoneule, à sa base, est garni de bractées très étroites, glanduleuses en leur bord. Le tube du calice, de forme ovoïde allongée, est ahsolument glabre. La corolle présente dix à douze pétales inégaux, d’un rose tendre parfois panaché de taches blanches, arrondis ou échancrés au sommet, quelques uns allongés, d’autres chiffonnés et roulés au centre de la fleur. Les divisions du limbe sont simples; elles varient dans leur désinence, car on en trouve de pointues, d’autres qui sont spatulées ou foliacées au sommet. Le fruit est ovoïde, et rougeâtre à la maturité.
Observations particulières à cet arbuste.
Ce rosier est évidemment une modification du rosier des Indes; et malgré l'autorité de Wirzoexow et des auteurs qui, après lui, l'ont considéré comme une espèce, nous le comprenons dans le groupe des R. Zrdica. En effet, selon la description du botaniste allemand, il en différerait par les poils glanduléux que l'on remarque au sommet des pédoncules, et par ses feuilles glabres sur les deux faces. Mais ces accidens se retrouvent sur beaucoup d'individus du groupe des Zndica. I] dit encore que la tige est sans aiguillons, d’où il infère que les rameaux doivent en être privés. Caulis inermis.… glaber absque aculeis ; videtur itaque ex toto inermis. 1] est impossible d'admettre une telle conclusion, qui se trouve inexacte par le fait, car les rameaux en question, et nous l'avons vérifié souvent, sont toujours munis d’aiguillons; les sommités seules en sont privées. Toutefois, le savant botaniste dit avoir fait sa description sur le sec; on ne doit donc pas s’étonner de sa méprise.
Le R. longifolia présente tous les caractères de l’Zndica : les étamines offrent les mêmes phénomènes; la déflexion des lanières du calice avant l’épanouissement est semblable; l’arbuste
reprend de bouture avec la même facilité : il est en fleur pres-
que toute l’année; enfin les rapports sont tels, que nous nous sommes convaincus que le rosier de Wicznexow n'était, ainsi que nous l’avons dit, qu’une variété à longues feuilles du rosier des Indes. Notre opinion se trouve d’ailleurs confirmée par les résultats du semis des fruits d’un Bengale ordinaire fait en 1810 par M. Bouxner, médecin à Dijon, lequel a obtenu une sousvariété absolument semblable à celle de Wiri.nexow, avec cette différence seulement que les pétales étaient allongés en lanières comme ceux de la fleur du soleil vivace des jardiniers.
Ce rosier demande l’orangerie. On le connaît dans le commerce sous le nom de R. persicifolia, R. à feuilles de pécher. 1 ne faut pas le confondre avec le R. & feuilles de chanvre ou R. alba cymbæfolia, dont nous avons parlé au groupe des alba.