BENGALE SANGUIN
DESCRIPTION
Cerre belle variété a été apportée de la Chine par l'écuyer T. Evaws ; elle a donné des fleurs pour la première fois vers 1800, en Angleterre, dans la pépinière de MM. Corvizse. L’arbrisseau s'élève à deux pieds ou environ, comme on le remarque chez tous nos amateurs et cultivateurs. Ses tiges, glabres et vertes, sont armées de quelques aiguillons crochus, rougeâtres, peu dilatés à leur base. Les feuilles se composent de trois, cinq, rarement de sept folioles ovales-oblongues, arrondies à leur base, pointues au sommet, vertes en dessus, plus pâles en dessous, simplement dentées sur les bords sou-
vent rougeâtres. Le pétiole, un peu glanduleux à sa
base, est muni d’aiguillons crochus, qui souvent s’étendent jusque sur la nervure principale de la foliole impaire. Les stipules sont bifides et bordées de glandes pédicellées. Les fleurs, souvent très grandes, naissent à l'extrémité des rameaux ; elles sont solitaires quand le pied est encore jeune, et réunies communément à trois en corymbe lorsque la plante est arrivée dans toute sa force. Le tube du calice est glabre et presque globuleux ; le long pédicelle qui le supporte est couvert de petits poils glanduleux et spiniformes. Les divisions du calice, assez courtes, pointues au sommet, deux Tome III.
AAA
entières, trois munies de pinnules simples, sont, comme le tube du calice et les pédicelles, colorées rouge sur les parties les plus exposées au soleil; la corolle est formée de six à sept rangs de pétales veloutés et rougepourpre ou sanguin; ils sont irrégulièrement échancrés
au sommet. Les styles sont aussi d’un rouge assez vif.
OBSERVATIONS
Cette variété, que l’on peut considérer comme l’une des plus belles de la série des Zndica couleur pourpre, fleurit en bâche ou dans l’orangerie au commencement d’avril. Les roses en sont alors superbes par leur volume et la perfection de leurs belles formes. On la greffe avec succès sur le Carina et le Bengale ordinaire. ?
* Depuis deux à trois ans l’on a obtenu, par le semis de cette variété et de semblables à peu près, quelques Zrdica dont les fleurs, dans les mêmes teintes, sont encore plus pleines et plus belles que les fleurs du cruenta.
Ces plantes nouvelles ornent maïntenant la riche collection des Bengales du Luxembourg. On en remarque encore de non moins précieuses chez quelques amateurs de Paris et des environs. Enfin, dans le commerce brillent aussi de nouveaux Bengales à fleurs très pleines, beau carmin vif, bien veloutées, et s’étalant avec une grâce parfaite, à laquelle concourt la pose que leur donne un solide pédoncule. J’ai vu de ces plantes-là cette année, notamment parmi les cultures commerciales de M. Larrey fils, à Auteuil; Sylvain PÉan , maison des SourdsMuets, faubourg Saint-Jacques, etc.
AAA