S4 UM CAS
pas envie de rire aussi , et que lady le regardât sans rougir.
Au moment où elle avait voulu sVn aller, jalouse, irritée, furieuse, elle avait rencontré le valet de chambre et lui avait offert cinquante louis sMl voulait lui dire ce que son maître était venu faire chez lui. 11 fallait qu'elle aimât bien son amant pour questionner un domestique, elle, grande dame et Anglaise. Le valet de chambre , qui était Français et qui ne demandait pas mieux que de gagner cinquante louis, ne crut pas devoir refuser cette vérité, même à une Anglaise, et il la lui révéla le plus convenablement possible.
— Ainsi vous m'emmenez tout de même chez vous ? demanda milord d'une voix un peu railleuse quand ils furent prés des voitures.
— Oui.
— Soyez franche , lui dit-il en route.
— Parlez.
— M'auriez-vous pardonné de vous avoir caché la vérité.
— Peut-être.
— Et de vous ravoir dite ?
— Jamais.
— J'avais donc raison ?
— Oui.
— El vous m'aimez tout de même ?
— Il le faut bien.
Les deux jeunes gens s'embrassèrent avec Teffusion qui convient aux réconciliations francbes.
Le lendemain, lady partit ; elle revint au boni de trois mois, el nos deux héros s'aiment encore comme au premier jour.
Seulement, quand milord demande maintenant à sa niaitresse la permission de s*absenter pendant dix minutes, elle ne tient plus à savoir où il va. Elle sait trop que , de la chose la plus naturelle, les pudeurs de Téducation, et surtout de l'éducation anglaise, peuvent faire naître un cas
Si voua n'avez pas compris, lecteur, j'ajouterai : Allons bon! voilà sept heures et demie qui
sonnent, mon gardien entre et me dit que je suis
libre.