‹ Les rouges et les blancsChapitre 100 sur 109 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

LE COMTE, lui serrant la main.

C'est ce que vous avez voulu.

YAN

Et pleinement délibéré, en toute conscience, Kerléan.

LE COMTE

Vous avez un cœur héroïque, Yan.

YAN

Non, mon ami, je n'ai aucun mérite à faire ce que je fais. Car, je ne sacrifie rien. Si j'étais aimé, oui, je serais héroïque. Mais vous savez bien que c'est votre frère, qui est aimé, et que moi je ne suis qu'un trouble- fête I Va-t'en, vieux fou, qui as cru à l'amour, vieux visionnaire, qui as espéré le bonheur. Laisse la place à ceux qui sont jeunes et qui peuvent, sans qu'on rie d'eux, tendre les bras aux chimères et caresser les rêves. Que ferait-il sur la terre, le pauvre Yan? Il serait sûrement importun, peut-être trahi. Il vaut mieux qu'il soit pleuré.

LE COMTE

Voici votre frère.

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