‹ Les rouges et les blancsChapitre 107 sur 109 · SCÈNE VI YAN, L'ABBÉ, LE COMTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI YAN, L'ABBÉ, LE COMTE

YAN

Vous voyez, comte, que votre frère vivra...

l'aBBK, avec joie.

Ail ! mon ami ! Ah ! Yan ! Tu as consenti ! Tu as fait cet effort sur toi-même. Et c'est pour nous, ah I que je te remercie : tu ne vas donc pas me laisser tout seuL Je vais pouvoir continuer à vivre à l'abri de

ton ajlection. (van le regarde avec tristesse, s'écarte de lui, qui reste êtonnô et inquiet, va à la table, prend la grâce et, sans hésiter, la déchire.) Ah I malheureux!

Il éclate en sanglots et se jette dans les bras de Yan.

Pas un mot de plus, l'abbé ; ne pleure pas, mon frère! Voyons! Est-ce moi qui vais être obligé de te donner du courage?

l'abbé.

Oh! Je n'en ai pas, Yan... Je n'en aurai pas, pour te voir mourir..

YAN

Tu ne viendras pas, l'abbé. Je veux t'éviter cette torture. Mais je désire que tu saches où sera ma tombe... Ces jeunes gens, un jour, voudront sans doute y venir prier. Il faut que tu puisses les conduire à la place où je dormirai Si, comme je le crois fermement, quelque chose de nous survit après la mort, il me sera doux d'entemlre leurs reconnaissan-

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