LE COMTE, HÉLÈNE, L'ABBÉ, YAN, LOUIS, BERRYER
YAN, jetant la limousine, que Berryer porte sur le dos, à Mâho.
Tiens I prends ça! (a Berryer.) Voici, monsieur, le logis qui abrite la mère de notre Roi ! Hélas 1 Ce n'est pas un palais...
BERRYER
C'est mieux.. C'est la maison d'un honnête homme.
LOUIS, entrant et se jetant dans les bras du comte.
Mon frère !
YAN
Ah! comte, vous voilà heureux! Je vous l'ai ramené, ce frère si désiré. Venez, messieurs, que je vous présente à ma femme. M. Berryer, la forte tête de notre parti... Le vicomte de Kerléan... un des plus dévoués serviteurs de Son Altesse...
HÉLÈNE, doucement.
Je sais qui est monsieur.
Louis s incline et est attiré par son frère.
LOUIS, au comte, avec émotion.
Ami, ses yeux sont pleins de larmes.
LE COMTE, avec tendresse.
Les miens aussi.
Il serre Louis de nouveau contre sa poitrine. YAN.
Ahl ça, messieurs, avez-vous soif? Avez-vousfaim? Ma femme va vous servir, et mon frère dira le bénédicité.
BERRYER, salue Hélène ot l'abbé.
Mille grâces. Nous avons fort bien déjeuné, M. de Kerléan et moi, avant de quitter Nantes. J'ai hâte de voir Madame.
YAN
La voici.