‹ Les rouges et les blancsChapitre 35 sur 109 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Vous voulez rester dans cette maison ?

RENAISON.

Oui.

DERMONGOURT.

Pourquoi ?

RENAISON.

Pour y établir une souricière. Ou je me trompe fort, ou les amis de Yan vont envoyer savoir ce qu'il est devenu. S'ils se présentent en force, je leur cède la place. S'ils arrivent en petit nombre, je les observe et je les prends.

DUVAL

Vous voulez jouer au plus fin avec ces gaillards-là, monsieur? Ce n'est pas prudent !

RENAISON.

On ne m'a pas envoyé ici pour l'être.

DERMONGOURT.

A votre aise. Je vais vous laisser un sergent et douze hommes. J'emmène le reste...

RKNAISON.

Non. Emmenez tout le monde, même Yan Tréadec... Nous avons autour de nous partout des yeux qui regardent. Chaque maison recèle un espion^ chaque buisson un éclaireur... Vous ne serez pas à cent pas d'ici que déjà nos ennemis seront prévenus de votre départ... Ayez l'air de vous en aller, bien tranquillement... A la nuit close^ envoyez-moi vos hommes et mon prisonnier. Il y a, en arrivant, une grange... Qu'ils s'y enferment... Je me charge du reste...

En tout cas, je serai à votre portée, et si on vous attaque, j'arrive.

46 LES ROUfiES ET LES BLANCS

RENAISON.

Voilà qui est entendu.

DERMONGOURT, ouvre la porto et fait un signe. Un officier paraît.

Donnez des ordres pour le rassemblement et le départ.

L'officier s'oloigne. Roulement de tambour et sonnerie. Les officiers d'ordonnance du général entrent.

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