ACTE DEUXIEME
l'abbé.
Rester ici. Vous y êtes en sûreté.
L obscurité vient.
HÉLÈNE
En ètes-vous snr, l'abbé ?
l'abbé.
Qu'est-ce que vous pouvez craindre? Devenez- vous peureuse, vous, la femme énergique ? Tous nos amis sontrépandus autour de la ferme. Vous ne les verrez pas, mais lis sont présents... Est-ce que cela ne vous rassure pas?
HÉLÈNE
Si, en elfet^ cela devrait me rassurer... Mais pourquoi ne demeurez-vous pas. vous^ l'abbé? J'aimerais vous avoir près de moi...
l'abbé.
Oli! Hélène, Hélène. Voyons, c'est de l'enfantillage... Vous avez Màho et Tiphaine...
L'abbé^ restez lci. ce soir.
l'abbé.
Et qui délivrera mon frère? Songez-vous que votre mari est aux mains des Rouges.
HÉLÈNE
Vous avez raison, je suis folle... Allez, mon cher abbé. Et ne vous compromettez pas.
l'abbé.
Pour Yan? Ah ! ma sœur, je vous le dis : je crains le mal, je suis attaché à mon devoir, mais, pour Yan, je commettrais des péchés mortels... Voilà!... Bonsoir, ma sœur, je m'en vais jtar la cuisine, j'y ai laissé mon fusil.
Il sort.
50 LES ROUGES ET LES liLANCS