‹ Les rouges et les blancsChapitre 52 sur 109 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

que ma confiance en quelques compagnons fidèles, et cette confiance, on essaie de l'ébranler... Que deviendrai-je, messieurs, si je suis obligée de vous suspecter, si je ne dois plus m'abandonner tranquillement à votre vigilance et à votre bravoure ? Vile besogne que celle que l'on accomplit là, en jetant entre nous ces ferments de soupçons et d'inquiétudes, et bien digne de ceux qui ont soudoyé le peuple de Paris pour le lancer contre la légitimité. Puis, la besogne faite, le sang versé, les lys abattus, ont escamoté le pouvoir, et mis le fils de Philippe-Egalité sur le trône, d'où venait d'être renversé le frère de Louis XVI.

BÉVANHO.

L'éternelle intrigue des d'Orléans !

LE COMTE

L'incurable envie des cadets contre les aînés !

BERRYER

La tristesse du lambel! Oh ! le lambel! Il a enfin disparu des armes !

MADAME

Comme la fidélité du cœur. Mais ne gâtons pas cette soirée par des pensées tristes... Maynard, c'est votre faute Messieurs, je ne doute point de tous, et loi, Deutz, je ne ferai pas à M. le Maréchal de Bourmont qui t'a accrédité auprès de moi, l'injure de penser que tu puisses me trahir...

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