‹ Les rouges et les blancsChapitre 53 sur 109 · DEUTZ · texte numérisé non relu

DEUTZ

Votre Altesse me comble... Elle sait que je mourrais avec fierté pour son service...

MADAME

On ne t'en demande pas tant... Acquitte-toi avec

diligence des messages qu'on te conlie, et toiil sera bien I Quelle heure est-il ?

MADEMOISELLE DE KERSABIEG.

Neuf heures, Madame.

MADAME

Eh bien ! nous avons encore une heure avant le conseil. Si vous nous faisiez un peu de musique, Bévanlîo? Chantez-nous quelque vieille chanson vendéenne. Kersabiec vous accompagnera sur sa flûte.

BÉVANHO.

Et l'une de ces dames, peut-être^ sur le clavecin ?

HÉLÈXE, se levant.

Volontiers, si c'est agréable à Son Altesse.

LE COMTE, à Bêvanho.

Cliantez la chanson do Cliarette. Notre père, qui l'avait dite tant de fois au bivac de Lescure et de La Rochejaquulein, nous la fredonnait encore dans sa vieillesse. Elle a salué bien des victoires. Puisset-elle en annoncer une nouvelle.

l'abbé.

Ainsi soit-il I

i*- MADAME.

Eh bien ! l'Abbé, reprendrez-vous le refrain ?

l'abbé.

Excusez-moij Madame, je ne sais chanter que la messe.

Prélude de clavecin et de flûte.

Chanson de Charette.

Monsieur d'Gharotte a dit à ceux d'Ancenis : Mes amis,

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