Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]
“Laissez-nous gouverner le p2ys, disaient depuis vingt ans les libéraux de notre province, laisseznous gouverner et vous verrez les merveilles du libéralisme. Vous verrez votre prospérité centupler, vous verrez la richesse publique augmenter,la pauvre 6 disparaître, tous les Canadiens pas-er millionaires. Ce sera le retour de l’âge d’or ; plus de taxe, plus de corruption, plus de mauvaises récoltes ; le ciel se déploiera loujeurs pur sur nos têtes et il ne pleuvra que le jour où nous serons ennuyés du beau temps.”
La province de Qnébee se défiai!
de ces promesses fallaciceuses com me des boniments des marchauds de drogues à guérir tous les maux I! lui répugnait de remettre ses destinées entre les mains d'individus antipathiques à l'esprit natioñal. Convenait-il à la province de Québec, si patrioiique, si attachée à ses traditions, de se confier aux libéraux, les ennemis de tout ce qui peut nous constituer une nationalité forte et puissatte ? Evidemment non, Elle persistait À repousser les prétendus sauveurs, lorsqu'une crise po‘itique vint donner libre carrière aux convoilises, aux arm bitions lougtemps contenues, et les libéraux escamotèrent le pouvoir. Ce fut une grande surprise dars le pays lorsqu'on vit à Oittawa, à la tête des affaires, MM. Dorion, Letellier, Fournier et Geof-