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Les chemins de fer
Si quelqu'un s’avisait de juger les libéraux par leur nom, il serait porté à croire que ce mot implique chez ceux qui le portent, un ensemble d'idées larges en ce qui regarde le progrès matériel du pays et les moyens d'y arriver.
Rien n'est plus mensonger que ce nom el plus propre à tromper. Au contraire, le parti iibéral a fait obstacle au progrès matériel du pays, et son nom.est devenu synonyme d’encroùtement systématique. Lorsque :e parti conservateur a voulu prendre les moyens de développer le pays, en construisant des chemins de fer, il a trouvé une barrière sur son chemin.
C’étaient les rouges qui criaient :
‘‘ Pas de taxes pour les chemins de fer.” Pendant qu'ils posaient ainsi en éteignoirs, leurs journaux nous montraient la prospérité des Américains, prospérité qu'ils doixent aux voies ferrées, et ils voujaient nous priver de la cause des succès de nos voisins.
Nous le disons hautement, si notre province possède aujourd’hui quelques chemins de fer, si elle est à la veille de compléter son réseau de communications rapides, elle le doit entièrement aux conservateurs ; elle le doit à Cartier qui, pendant vingt ans, a été ie président du comité des chemins de fer et sous l’Unionet sous la Confédération ; elle le doit aux hommes du parti conservateur en général. Au lieu de regarder les progrès des Américains pour cons taler notre infériorité sous ce rapport, comme le faisaient les rouses pour dénigrer leur pays, les conservateurs, guidés par un esprit élevé, regardaient ces progrès, et saisis d’üne nobie ambition, ils
et les conservateurs,
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visaient à en réaliser de semblables dans notre pays. Chez nous, se trouvaient les hommes pratiques, les hommes pleins de confiance dans notre vitalité ; chez les rouges, s'agitaient les idéologues, les pessimistes qui voulaient demander aux Américains une prospérité qu’ils se sentaient incapables de nous donner.
Le nouveau régime imprima un nouvel essor à la politique des chemins de fer dans notre province. Débarrassé du Haut-Canada, libre de nos mouvements, nous pouvions tourner tous nos efforts de ce côté. Aussi, de toutes parts, l'on vit surgir des projets de chemins de fer. Les conservateurs résolurent d'encourager toutes ces entreprises nouvelles et la législa.
tion de chaque année depuis 1867, perte la trace de ces bonnes dispositions. On accorda d’abord des concessions de terres aux différentes compagnies et un faible subside en argent à quelques-unes d’entre elles. Le gouvernement ne pouvait aller au délà, ses ressourcesne le lui permettant pas. Il fallait agir avec prudence, car le partage de la dette des Canadas-Unis, allait grever considérablement notre budget. Mois grâce à nos amis à Ottawa, on réussit à persuader au gouvernement fédéral d’accepter la dette de l’ancienne province du Canada, ce qui nous débarrassait d'une dette d’au moins quatre millions et d'un intérêt à payer de 250,000 piastres.
C'est du règlement de cette affaire que date, à proprement parler, l’activité ‘dans notre monde dés chemins de fer. Les concessions de terres n'avaient pu mettre les compagnies en état de se pro-
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curer des fonds en Angeleterre ; le marché anglais se défiait des terres canadiennes, depuis certaines spéculations opérées dans la Grande-Bretagne par des Canadiens. Débarrassé de sa dette, le gouvernement de Québec put aider, pécuniairement, les différentes compagnies et les mettre en état de réaliser leurs projets.
Les conservateurs adoptèrent alors la politique la plus sage, la plus libérale qu’il fût possible de souhaiter, vu les ressources du pays. Après avoir calculé leurs ressources, étudié les besoins de chaque partie du pays, ils distribuèrent les secours selon les besoins de chaque section. Le gouvernement arriva à diviser les iignes en trois catégories de chemins auxquels il distribua des subsides.
En premier lieu, il décida d’accorder des faveurs spéciales aux Compagnies de la Rive Nordet de la Colonisation, vu l'importance de ces chemins qui sont des entrerises uationales plutôt que locaes.
Puis, dans une autre catégorie, où il plaça les chemins qui recevront 84.000 par mille et dans une troisième ceux qui ont droit à $82,500 par mille. Voici la liste de ces chemins et le subside auquel chacun à droit :
Chemin de Montréal à Aylmer, $751,311, plus 19,000 acres de terre par mille.
Chemin de la Rive Nord, Québec et Montréal et des Piles, $1,- 248,634, plus 10,000 acres par mille.